Carcassonne : Le RN dans la tourmente après des propos racistes d’un policier municipal
Un policier municipal à Carcassonne a été au cœur d’une controverse après que des propos racistes ont été révélés dans une vidéo diffusée par le quotidien « Midi Libre » mardi soir. Sur ces images, l’agent fait des commentaires inappropriés à l’égard de personnes d’origine immigrée, suscitant une vive réaction du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez.
Ce dernier a annoncé mercredi avoir ordonné un contrôle de la police municipale de Carcassonne par l’inspection générale de l’administration (IGA) et a qualifié ces propos de « indignes de l’uniforme de la police municipale ». Les commentaires, captés accidentellement en novembre 2025, ont également conduit le parquet de Carcassonne à ouvrir une enquête, bien que la date de début des investigations n’ait pas été précisée.
La direction du Rassemblement National (RN) a condamné ces propos « avec la plus grande fermeté », annonçant la radiation de l’agent des effectifs du service d’ordre et son exclusion du parti.
Procédures administratives et judiciaires
Après avoir été en arrêt maladie suite à la diffusion de la vidéo en interne, le policier a repris son service le 16 mars, le lendemain du premier tour des municipales. Pendant son absence, il avait assuré la protection du président du RN, Jordan Bardella, lors d’un déplacement à Carcassonne en février.
Le maire de Carcassonne, Christophe Barthès, a qualifié les propos de l’agent de « à vomir et inexcusables ». Lors d’un point-presse, il a annoncé que tous les protagonistes de l’affaire seraient suspendus et sanctionnés, tout en dénonçant une « volonté de nuire à la nouvelle équipe municipale ». Une enquête administrative a été menée, dont les conclusions, reçues le 19 mai, n’ont pas permis d’identifier clairement les auteurs des propos enregistrés.
Réactions politiques et déclarations
La diffusion de cette vidéo a entraîné une vague d’indignation au sein du gouvernement et des partis de gauche et du centre, à quelques mois de la présidentielle. Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, a qualifié ces propos d’« inacceptables », déplorant une « libération de la parole raciste » en France.
Gabriel Attal, candidat Renaissance à la présidentielle, a déclaré que cette situation illustrait « à quoi ressemblerait une France dirigée par le RN », tandis que Manuel Bompard, coordinateur national de La France Insoumise, a affirmé que le RN restait « infesté par le racisme et le fascisme ».
(Source : Midi Libre)

