Projet de loi sur les polices municipales : report dénoncé par les associations d’élus
Les associations d’élus ont exprimé leur mécontentement face à un nouvel report de l’examen du projet de loi relatif aux polices municipales et aux gardes champêtres. Ce texte, essentiel pour la sécurité et la tranquillité publique, est particulièrement attendu par les élus locaux et les professionnels du secteur.
Après plus de deux ans de concertation, les élus affirment qu’aucun motif sérieux ne justifie ce nouveau délai. Ils soulignent que cette décision pourrait être perçue comme un mépris envers les préoccupations des citoyens, qui réclament une sécurité de proximité renforcée.
Dans ce contexte, les maires et présidents de collectivités demandent au Gouvernement de clarifier ses intentions et d’inscrire rapidement ce projet à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale. Ils réitèrent plusieurs exigences pour garantir une réforme équilibrée et respectueuse de la libre administration des collectivités :
Évolution encadrée des compétences des policiers municipaux : chaque maire devrait avoir la liberté de décider de l’application des nouvelles prérogatives.
Renforcement de l’attractivité de la filière : des efforts supplémentaires en matière de formation et de simplification administrative sont jugés nécessaires.
Moyens essentiels pour la mise en œuvre de la réforme : les collectivités doivent disposer des ressources nécessaires pour financer les infrastructures de sécurité.
Les élus insistent sur le fait que, bien que la sécurité soit une responsabilité première de l’État, les maires, en première ligne, ont besoin d’orientations claires et financées pour agir efficacement. Cela est crucial pour répondre aux enjeux de sécurité à l’échelle locale et pour valoriser les près de 30 000 agents des polices municipales qui travaillent au service de la population.
Source : AMF (Association des Maires de France)

