Ce n’est pas de l’or, mais c’est tout comme : le prix du cuivre a dépassé les 14 500 dollars la tonne à Londres. Entre explosion de la demande, baisse de la production et tensions commerciales, le métal rouge est devenu particulièrement précieux.
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Le prix du cuivre a franchi, le 7 septembre, le seuil des 14 500 dollars la tonne à la bourse des métaux de Londres, un record historique. Ce métal rouge est devenu essentiel pour divers secteurs de l’économie, notamment dans la construction et l’alimentation des centres de données, notamment ceux liés à l’intelligence artificielle. Le cuivre est également vital pour les infrastructures de télécommunication, le ferroviaire, l’industrie de la défense et, surtout, l’automobile, où une voiture électrique nécessite quatre fois plus de cuivre qu’un modèle à moteur thermique.
Cette demande croissante s’accompagne de craintes de pénurie. Au Chili, premier producteur mondial de cuivre, des conditions météorologiques défavorables ont provoqué des glissements de terrain et d’autres incidents, entraînant une baisse de la production d’environ 10 %. D’autres pays producteurs, comme l’Indonésie et la République du Congo, rencontrent également des difficultés similaires.
En plus de ces problèmes de production, les tensions commerciales, notamment la menace de droits de douane sur le cuivre évoquée par l’administration Trump, incitent les investisseurs à constituer des stocks, contribuant ainsi à la flambée des prix. En quelques mois, le cours du cuivre a augmenté de 40 %, impactant directement les coûts de construction et de rénovation.
Cette hausse des prix a également engendré une recrudescence des vols de cuivre, affectant des entreprises comme Orange, la SNCF et EDF. Ces vols entraînent des retards dans les services et des pertes économiques significatives pour les entreprises et les usagers.
— Source : Franceinfo.

