Médicaments : l’usine Seqens de paracétamol affectée par des tensions géopolitiques

Médicaments : l'usine de Seqens dédiée au paracétamol fragilisée par le contexte géopolitique

Médicaments : l’usine de Seqens dédiée au paracétamol fragilisée par le contexte géopolitique

Le tarif d’achat du paracétamol pour les fabricants, gelé depuis le moratoire de 2020, pourrait connaître une baisse en France. Le Comité économique des produits de santé (CEPS), chargé de la négociation des prix des médicaments, envisage une réduction de 13,04% hors taxe, qui pourrait se traduire par une perte de dix centimes par boîte, faisant passer le prix de 0,76 à 0,66 centimes.

Cette décision intervient six ans après l’appel d’Emmanuel Macron à relocaliser la production de cet antidouleur sur le territoire. L’article 65 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2022 permet de considérer la sécurité d’approvisionnement liée à une production locale dans la fixation des prix. Toutefois, cette perspective inquiète les acteurs du secteur.

Dans le cadre de cette stratégie de souveraineté sanitaire, Seqens, un leader dans le développement de principes actifs, a lancé le projet Phoenix 15 à Roussillon (Isère). Ce projet vise à créer une unité de production capable de répondre à 50% des besoins européens, soit 15.000 tonnes. À quelques mois de la mise en service de cette unité, l’industriel souligne que la réduction des tarifs d’achat pourrait compliquer davantage la situation.

120 millions d’euros et des subventions

Le projet, initié en 2020, a nécessité un investissement total de 120 millions d’euros, dont environ 30% ont été subventionnés par l’État dans le cadre de France 2030. Les partenaires de Seqens, Opella et Upsa, se sont également engagés sur des volumes de commandes et ont réalisé des avances de financement.

En plus de renforcer la souveraineté sanitaire, cette nouvelle production se veut plus responsable, avec une réduction de 65% de la consommation d’électricité, 95% de déchets en moins et une diminution de 37% des émissions de CO2.

Source : La Tribune

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