PISA 2025 : Le niveau des élèves français au plus bas
Les résultats de l’évaluation PISA 2025 révèlent une chute alarmante du niveau des élèves en France, confirmant un décrochage tant national qu’international. Les précédentes baisses de performance avaient été en partie attribuées aux effets de la crise sanitaire, mais cette nouvelle étude met en lumière des facteurs extérieurs, notamment les inégalités sociales.
La France se classe parmi les pays de l’OCDE affichant de fortes disparités de performances selon les origines sociales des élèves. En effet, un quart des élèves les plus favorisés obtient un score supérieur de 100 points en sciences par rapport à ceux issus de milieux moins favorisés. Toutefois, cette disparité semble se réduire, avec une baisse des résultats observée chez les élèves les plus favorisés.
En ce qui concerne les inégalités de genre, les résultats montrent que les filles surpassent les garçons en compréhension de l’écrit, tandis que ces derniers les devancent en mathématiques.
Le rapport souligne également un manque de moyens humains et matériels dans le système éducatif français. Actuellement, 45 % des élèves sont scolarisés dans des établissements confrontés à un manque de personnel enseignant, une amélioration par rapport à 67 % lors de la dernière évaluation, mais toujours au-dessus de la moyenne de l’OCDE. En termes de ressources matérielles, environ 20 % des élèves signalent un manque de matériel pédagogique essentiel, une augmentation par rapport à 15 % en 2022.
D’autres facteurs, en dehors du cadre scolaire, impactent également les résultats des élèves. L’essor du numérique, le temps accru passé devant les écrans et la diminution de la lecture pour le plaisir sont corrélés à une baisse des performances en littérature. L’OCDE met également en garde contre l’utilisation croissante de l’intelligence artificielle (IA) dans le cadre scolaire, notant une corrélation entre son utilisation et des résultats inférieurs en sciences. Les élèves n’utilisant pas l’IA obtiennent en moyenne 20 points de plus, soit l’équivalent d’une année de scolarité.
Ces résultats soulèvent des questions cruciales sur l’avenir de l’éducation en France et les mes à prendre pour inverser cette tendance.
Source : OCDE.

