Hôpitaux : une mobilisation en faveur des moyens et des personnels à Mulhouse et Saint-Louis
Ce mardi 8 septembre, entre 12 h et 14 h, une mobilisation intersyndicale a eu lieu sur le parvis du centre hospitalier Émile-Muller à Mulhouse. Bien que peu visible sans les drapeaux et chasubles, cet événement s’inscrit dans le cadre d’une journée nationale de protestation dans la fonction publique hospitalière.
Les représentants des syndicats FO, CFDT, Unsa et CGT, à l’initiative de cette journée, ont regretté que les agents n’aient pas pu participer à une minute de silence qu’ils avaient souhaité organiser. La CFTC s’est également associée à cette mobilisation.
Pas moins de 6 000 agents sur l’ensemble du groupe hospitalier
Bien que le nombre de manifestants ait été limité à une douzaine, les syndicats ont souligné l’importance de leur action en mentionnant les 6 000 agents répartis sur les 9 sites du Groupe hospitalier de la région de Mulhouse et Sud-Alsace (GHRMSA). Des rassemblements similaires ont eu lieu dans d’autres établissements.
Les revendications des syndicats portent sur une revalorisation des salaires, un meilleur ratio patients-soignants, ainsi qu’une augmentation des moyens et des personnels. Les délégués syndicaux ont exprimé leur désarroi face à la difficulté croissante d’asr leur mission au sein de la centaine de métiers de la fonction publique hospitalière.
Ils ont également noté que, bien que la pandémie de 2020 ait suscité une prise de conscience, celle-ci semble s’être estompée. Ils dénoncent un « système en déclin », alors que le vieillissement de la population s’accompagne d’une dégradation de la santé des patients. Cette situation est exacerbée par les épisodes caniculaires de l’été, ce qui témoigne d’un manque d’anticipation des politiques de santé.
À Saint-Louis, des urgences fermées régulièrement et un manque de communication
À Saint-Louis, la mobilisation a été plus discrète, se manifestant lors d’une pause « clope-café » de deux employées du pôle consultations et d’une sage-femme. Ces professionnelles ont exprimé un « sentiment d’abandon » et ont souligné les difficultés rencontrées par les services en raison du manque de personnel et de médecins. Un exemple marquant à l’hôpital de Saint-Louis est la fermeture ponctuelle du service des urgences certaines nuits, faute de médecins disponibles.
Le groupe a également déploré le manque de communication du GHRMSA, citant l’absence d’information sur de nouveaux services de suivi gynécologique et de grossesse lancés en février 2026, malgré l’arrivée de nouvelles sages-femmes. Bien qu’une information ait été publiée sur le site internet du GHRMSA, ce n’est qu’à la mi-juillet, soit plus de quatre mois après le lancement de ces consultations.
Les agents, dont certains ont terminé leur journée avec un brassard noir, soulignent le paradoxe d’un système où les services souffrent d’un manque de personnel, tandis que de nouvelles consultations sont ouvertes sans être promues.
Source : DNA
