Un collectif de médecins, économistes, élus et personnalités a lancé une pétition pour la création d’une mutuelle complémentaire gérée par la Sécurité sociale. Cette initiative pourrait permettre d’économiser « 8 milliards de frais de gestion inutiles », des fonds qui pourraient être réaffectés pour améliorer l’accès aux soins. La pétition, mise en ligne sur le site de l’Assemblée nationale, souligne une augmentation de 25 % des cotisations aux assurances santé complémentaires au cours des trois dernières années. Les signataires incluent des économistes réputés tels que Gabriel Zucman et Thomas Piketty, ainsi que des élus comme Marine Tondelier (Écologistes) et Jérôme Guedj (PS). Des médecins hospitaliers tels que Karine Lacombe et Rémi Salomon ont également apporté leur soutien à cette initiative. Les auteurs de la pétition critiquent les mutuelles privées, qu’ils jugent « moins égalitaires » et « moins solidaires » que la Sécurité sociale. Ils notent que les retraités les plus modestes consacrent plus de 10 % de leurs revenus aux soins restants à leur charge, contre 4 % pour les plus aisés. De plus, ces assurances complémentaires ne remboursent que 12,5 % des soins, avec des frais de gestion prévus à 8,7 milliards d’euros en 2024. À l’inverse, la Sécurité sociale rembourse 80 % des soins pour des frais de gestion de 7 milliards d’euros. Pour chaque 100 euros cotisés à la Sécurité sociale, plus de 95 euros sont alloués aux soins, contre 80 euros pour une complémentaire santé. La pétition propose que la mutuelle complémentaire gérée par la Sécurité sociale respecte les principes de solidarité et d’égalité, où chacun paie selon ses moyens et reçoit des prestations en fonction de ses besoins. En éliminant le doublon des frais de gestion entre la Sécurité sociale et les complémentaires, cette réforme pourrait générer des économies d’au moins 8 milliards d’euros, à utiliser pour améliorer l’accès aux soins. Actuellement, les frais de gestion des mutuelles représentent environ 19 % des cotisations perçues, contre seulement 3 % pour la Sécurité sociale, rendant la comparaison complexe, car la Sécurité sociale n’a pas besoin de chercher de nouveaux clients. Source : Mediapart.
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