Baisse du niveau scolaire en France : l’usage de l’IA par les élèves favorisés en question.

Parents moins présents, usage de l’IA par les élèves favorisés. Comment expliquer la baisse du niveau pointé par PISA ?

Parents moins présents, usage de l’IA par les élèves favorisés : une explication à la baisse des résultats PISA ?

La France ne brille pas dans le dernier classement PISA (Programme international pour le suivi des acquis des élèves) de l’OCDE, qui met en avant les provinces et métropoles chinoises, ainsi que Singapour, en tête des évaluations en sciences, mathématiques et compréhension de l’écrit. Cette édition 2025 a vu 6 500 élèves français évalués dans 289 écoles, révélant une performance moyenne parmi les plus faibles observées depuis le début de ces évaluations.

Éric Charbonnier, spécialiste de l’éducation à l’OCDE, souligne que bien que la performance en sciences reste stable, il y a eu une chute de plus de 20 points dans les domaines de la compréhension de l’écrit et des mathématiques. Par rapport à 2022, les résultats en sciences ont baissé de 4 points, en compréhension de l’écrit de 18 points, et en mathématiques de 16 points.

Entre 2012 et 2025, les résultats en sciences sont passés de 499 à 483 points, en lecture de 505 à 456 points, et en mathématiques de 484 à 458 points. L’écart de performance entre élèves favorisés et défavorisés s’est réduit, mais les élèves favorisés ont enregistré une baisse de 38 points en mathématiques, tandis que les élèves défavorisés ont vu une diminution de 22 points. Un tiers des élèves français éprouvent de grandes difficultés en compréhension écrite, particulièrement face à des questions nécessitant des processus cognitifs complexes.

Les absences d’enseignants sont également en hausse : en 2015, 17 % des chefs d’établissement signalaient un manque d’enseignants, contre 45 % en 2025.

L’OCDE met en avant un affaiblissement du soutien parental, essentiel pour la réussite scolaire des enfants. Cette tendance est particulièrement marquée chez les familles favorisées, avec une baisse de la compréhension écrite chez les garçons. Une hypothèse avancée par Éric Charbonnier est l’impact croissant de l’intelligence artificielle dans ces foyers, suggérant une « utilisation modérée » du numérique à des fins pédagogiques.

Le ministre de l’Éducation, Édouard Geffray, a qualifié ces résultats de « préoccupants », tout en affirmant qu’ils n’étaient pas une surprise. Il espère qu’avec des réformes pédagogiques et une autonomie accrue des établissements, la France pourra améliorer sa position d’ici 2033.

(Source : 20 Minutes)

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