Sécheresse en France : Plus d’un milliard d’euros pour soutenir les agriculteurs
En France, un montant de plus d’un milliard d’euros sera débloqué pour soutenir l’agriculture, gravement impactée par les canicules et la sécheresse de cet été. Cette annonce a été faite par la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, lors d’une conférence de presse le 4 septembre 2026. Les agriculteurs, selon la ministre, « n’attendent plus grand-chose », mis à part un soutien de l’État auprès des banques.
Ces financements visent à « soutenir les trésoreries » et à éviter les faillites, tout en cherchant à « relancer la production ». Ce montant comprend notamment 520 millions d’euros destinés à l’indemnisation de solidarité nationale (ISN), le principal dispositif de l’État pour compenser les pertes de récolte dues aux aléas climatiques exceptionnels. Le gouvernement s’engage également à accélérer les « avances et paiements ».
En plus de l’ISN, le régime des calamités agricoles indemnise les pertes non assurables causées par des événements climatiques exceptionnels, comme pour les plantations pérennes ou les vignes. Un dégrèvement de la taxe foncière sur les propriétés non bâties sera également appliqué pour les exploitations les plus touchées.
Pour asr la continuité de l’activité agricole, un « fonds de réarmement agricole » sera mis en place sous la direction des préfets, destiné à l’achat de fourrages, aux semis, et à l’indemnisation des pertes dues aux incendies. Le gouvernement prévoit également de renforcer la prise en charge des cotisations sociales MSA.
Mi-août, le président du principal syndicat agricole FNSEA avait évalué les besoins à plusieurs milliards d’euros, alors que les prévisions de production pour la plupart des filières agricoles sont en forte baisse.
Les agriculteurs, comme Erwan Gouyette, éleveur de volailles dans les Yvelines, décrivent un été difficile, marqué par l’incertitude concernant les récoltes. Gouyette a perdu plus d’une centaine de volailles à cause de la canicule, et il s’attend à une baisse de 70 % de ses rendements. Malgré une récolte de blé meilleure que prévu, il reste sceptique quant aux annonces gouvernementales, espérant davantage d’assistance pour faire face à la crise.
Source : RFI

