Mort de l’ex-rugbyman Federico Martin Aramburu : le procès de ses meurtriers présumés débute ce lundi
Le procès de deux meurtriers présumés de l’ancien rugbyman argentin Federico Martin Aramburu, abattu en pleine rue de Paris le 19 mars 2022, commence ce lundi à la cour d’assises de Paris.
Deux sympathisants de l’ultradroite, dont un ancien militaire, sont appelés à comparaître plus de quatre ans après la mort de l’ex-rugbyman, tué par balles à la suite d’une dispute qui a dégénéré. Accusés respectivement d’assassinat et de tentative d’assassinat, Loïk Le Priol, 32 ans, et Romain Bouvier, 35 ans, nient toute intention homicide. Cependant, les faits rapportent qu’en ouvrant le feu à l’aube du 19 mars 2022, ils ont mis un terme tragique à une querelle survenue moins d’une demi-heure plus tôt sur la terrasse d’une brasserie du Quartier latin.
Les deux hommes, qui avaient des inclinations pour la violence et l’idéologie d’extrême droite, soutiennent avoir agi par panique face à la stature physique d’Aramburu et de son ami Shaun Hegarty, également ancien rugbyman. Le Priol, qui a quitté l’armée en 2015, et Bouvier, ancien étudiant en droit, risquent la réclusion à perpétuité.
L’ancienne compagne de Le Priol, âgée de 29 ans, comparaît libre et est accusée de complicité de tentative d’assassinat. Un proche de la mouvance traditionaliste, âgé de 37 ans, est aussi impliqué pour avoir aidé Bouvier dans sa fuite. Aramburu, ancien joueur de clubs français (Biarritz, Dax, Perpignan), était venu à Paris pour assister au match France-Angleterre dans le cadre du tournoi des Six Nations.
L’incident a commencé lorsque Hegarty a commenté le comportement de Le Priol envers un client, ce qui a conduit à une altercation physique. Après avoir été projeté au sol par Aramburu, Le Priol aurait promis de se venger. Quelques minutes plus tard, ils ont retrouvé Aramburu et Hegarty sur le boulevard Saint-Germain, où Bouvier a tiré quatre fois avec une arme de collection, suivi de six autres tirs de Le Priol. Aramburu, touché, a succombé à ses bless peu après.
Le Priol a été arrêté quelques jours plus tard à la frontière entre la Hongrie et l’Ukraine. Le tribunal avait reconnu une altération de la responsabilité de Le Priol à cause d’un trouble de stress post-traumatique, un élément qui pourrait influencer le verdict attendu le 25 septembre.
Source : RMC Sport

