Au fait, nous avons de l’électricité en Italie !
Invitée à tourner en Italie dans un film à petit budget, Sharon Stone aurait multiplié les exigences et les caprices. Entre négociations interminables et tensions sur le plateau, le réalisateur Pupi Avati garde un souvenir amer de leur collaboration.
En 2013, la collaboration entre Pupi Avati et Sharon Stone, qui travaillait sur A Golden Boy (ou Un ragazzo d’oro en version originale), a rapidement pris une tournure moins idyllique. Cette production, financée par le frère de Pupi, Antonio Avati, avait pour objectif de bénéficier de la participation d’une vedette hollywoodienne. Cependant, des négociations prolongées, des dépenses imprévues et plusieurs incidents ont conduit à une expérience jugée décevante par le réalisateur.
Malgré une carrière marquée par des succès dans les années 90, Sharon Stone conservait une notoriété internationale. Le personnage qu’elle devait incarner avait été spécifiquement conçu pour elle, mais les discussions avec son entourage ont été compliquées, entraînant une série d’échanges documentés.
Les frères Avati ont décrit les négociations comme « ridicules », évoquant une correspondance volumineuse entre leurs avocats et les agents de Stone. Ils ont même noté ironiquement : « Au fait, nous avons de l’électricité en Italie ! », soulignant ainsi une méfiance ressentie à leur égard.
Une fois l’accord conclu, la production a mis en place un train luxueux pour transporter Sharon Stone de Rome à Florence. À son arrivée, elle a attiré l’attention des photographes, ce qui, selon Pupi Avati, a eu un impact sur son comportement. L’actrice aurait refusé de travailler en raison de la présence d’une caméra de télévision sur le plateau, choisissant de passer par son avocate pour exprimer ses exigences.
Les tensions ne se limitaient pas aux conditions de tournage. Cristiana Capotondi, également impliquée dans le film, a affirmé que Stone souhaitait sélectionner personnellement toutes les tenues de son personnage, entraînant des coûts significatifs pour la production, notamment des achats auprès de maisons de luxe comme Bulgari. Ces accusations ont été formellement niées par l’avocate de Sharon Stone, qui a déclaré : « Rien de cela n’est vrai. Madame Stone est une professionnelle accomplie. »
En l’absence de preuves supplémentaires, les récits des deux parties demeurent contradictoires.
Source : Hollywood Reporter

