Violences conjugales : impact sur la survie infantile révélé par une étude
Une nouvelle étude, publiée dans le JAMA Network Open, a mis en lumière un constat alarmant : les enfants dont la mère est victime de violences conjugales présentent un risque accru de décès avant leur cinquième anniversaire. Cette recherche soulève la question d’un lien potentiel entre les violences conjugales et une mortalité infantile plus élevée.
Des chiffres édifiants
L’analyse a été réalisée sur les données de plus de 684 000 femmes et enfants, issues de 28 études menées à l’échelle mondiale. Les résultats montrent que les femmes ayant subi des violences conjugales ont :
- Un risque accru de 10 % de perdre un enfant avant l’âge de 5 ans ;
- Un risque accru de 32 % de voir leur bébé mourir avant son premier anniversaire ;
- Un risque accru de 36 % de perdre un nouveau-né durant son premier mois de vie.
Bereket Kefale, auteur principal de l’étude, a déclaré : « La violence à l’égard des femmes ne nuit pas seulement aux femmes ; elle peut aussi avoir des conséquences dévastatrices pour les bébés et les jeunes enfants. Nos conclusions montrent que la prévention de la violence conjugale pourrait contribuer à sauver des vies d’enfants et à améliorer la santé et le bien-être des femmes. »
Des femmes éloignées des soins
Les chercheurs expliquent que les femmes victimes de violences conjugales sont souvent confrontées à des problèmes de santé mentale, à des difficultés d’accès aux soins et à des complications périnatales, ce qui impacte directement la santé et la survie de leurs enfants.
Les auteurs de l’étude soulignent également que pour lutter contre la mortalité infantile, il est crucial de s’attaquer aux violences conjugales et de les repérer. Ils appellent les services de santé, d’éducation et de lutte contre les violences familiales à collaborer davantage, en tenant compte de l’interconnexion entre ces divers facteurs contribuant à la mortalité infantile.
Source : JAMA Network Open

