Victimes des pesticides : plus de 1 000 demandes d’indemnisation en Bretagne.

Victimes des pesticides : un record de plus de 1 000 demandes d’indemnisations en 2025, dont beaucoup de l’ouest de la Bretagne

Victimes des pesticides : un record de plus de 1 000 demandes d’indemnisations en 2025

Le fonds d’indemnisation des victimes de pesticides (FIVP) a enregistré un nombre sans précédent de 1 044 demandes d’indemnisation en 2025, marquant une augmentation de 6,8 % par rapport à l’année précédente. Ce rapport, publié ce jeudi sans communication officielle, indique que le fonds a dû puiser dans ses réserves pour honorer ces prestations.

La majorité des demandes provient de victimes exposées professionnellement aux pesticides, tandis que 20 d’entre elles concernent des enfants exposés durant la période prénatale. Les demandeurs sont majoritairement des hommes, représentant 92,5 % du total, avec une part croissante de retraités. Ces derniers ont souvent travaillé dans des fermes de polyculture élevage (30 %), dans des cultures céréalières, légumineuses ou industrielles (13,4 %), ou en viticulture (12,6 %).

Le rapport met également en lumière un découpage géographique des demandes, avec une prévalence notable dans le nord de la France, notamment en Armorique (ouest de la Bretagne), Maine-et-Loire et Bourgogne. Le cancer de la prostate reste l’affection la plus fréquemment citée dans ces demandes.

Depuis sa création, le fonds a connu une progression significative des demandes. En 2021, il avait reçu plus de 300 demandes, chiffre qui a doublé en 2022, pour se stabiliser à près de 700 en 2023. L’année 2024 avait enregistré une hausse exceptionnelle de 44 %, atteignant 978 demandes.

Laurent Habert, président du conseil de gestion du FIVP, souligne que la reconnaissance des pathologies causées par les pesticides continue de progresser, avec l’inclusion récente de la maladie de Parkinson et d’hémopathies malignes dans les pathologies prises en charge.

En 2025, le montant total des prestations versées pour indemniser les victimes a atteint 25,9 millions d’euros, soit une augmentation de 35,5 % par rapport à 2024. Malgré cette hausse, les recettes du fonds ont diminué, ce qui a conduit à une première utilisation de ses réserves financières.

La mutualité sociale agricole (MSA) gère le fonds, mais la communication autour de celui-ci reste limitée, ce qui a été critiqué par plusieurs ONG. Le rapport annuel est publié de manière discrète, sans annonce officielle du gouvernement.

Source : fonds d’indemnisation des victimes de pesticides

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