Présidentielle 2027 : « Une mauvaise procédure » pour les parrainages, selon LFI et le RN
À l’approche de l’élection présidentielle de 2027, la quête des 500 parrainages d’élus pour être candidat suscite des critiques, notamment de la part de La France Insoumise (LFI) et du Rassemblement National (RN). Pour certains candidats, obtenir ces parrainages est une simple formalité, tandis que pour d’autres, cela représente un véritable parcours du combattant. Les deux partis dénoncent une procédure jugée obsolète, susceptible de fausser le choix des électeurs.
La règle actuelle, en vigueur depuis 1976, impose aux candidats à l’Élysée de réunir 500 parrainages provenant de parlementaires, maires, conseillers départementaux ou régionaux. Louis Aliot, vice-président du RN, a qualifié cette exigence de « mauvaise procédure », tout en affirmant ne pas être « inquiet ». Après des difficultés rencontrées lors de l’élection de 2022, le parti se montre plus serein cette année, avec déjà 400 parrains identifiés, bien que les maires semblent hésiter à cause de la publicité entourant leur soutien.
Pour Éric Zemmour, qui avait failli ne pas pouvoir se présenter en 2022, la situation reste préoccupante. Avec moins de dix élus pour son parti Reconquête, il admet que l’obtention des parrainages est un défi. « Nous travaillons depuis un an, mais rien n’est encore assuré », a-t-il déclaré.
LFI réclame des parrainages citoyens
Clémence Guetté, députée LFI, a reconnu que les parrainages sont un « enjeu » crucial. Le mouvement de gauche radicale cible particulièrement les élus d’Outre-mer pour atteindre les 500 parrainages nécessaires. Manuel Bompard, un cadre de LFI, a précisé que le candidat Insoumis Jean-Luc Mélenchon dispose d’environ 200 élus susceptibles de parrainer, tout en ayant recueilli « plus de 360.000 parrainages citoyens ». Il a proposé d’explorer la possibilité d’inclure ces parrainages citoyens comme critère de candidature.
À droite et au centre, pas d’inquiétude en vue
Dans le camp de la droite, David Lisnard, candidat libéral ex-LR et président de l’Association des maires de France, a déjà réuni ses 500 parrainages, affirmant que ce n’est pas un sujet de préoccupation pour lui. De même, l’entourage d’Édouard Philippe et Gabriel Attal a confirmé que cette question ne les inquiète pas. Attal a même évoqué la nécessité d’une réflexion sur le sujet, en dehors du cadre électoral.
Les candidats ont jusqu’au 12 mars pour faire valider leurs parrainages par le Conseil constitutionnel.
Source : RMC



