Handicap, autisme : Emmanuel Macron promet d’agir ‘jusqu’au dernier quart d’heure’
Emmanuel Macron a annoncé ce vendredi, lors de la septième conférence nationale du handicap à Bobigny, une nouvelle stratégie pour les troubles du neuro-développement et l’autisme. Il a également détaillé plusieurs mes en faveur de l’inclusion des personnes handicapées, tout en défendant son bilan à huit mois de son départ de l’Élysée.
« Vous pouvez compter sur moi », a déclaré le chef de l’État, promettant d’agir « jusqu’au dernier quart d’heure » pour améliorer les conditions de vie des personnes en situation de handicap. Parmi les engagements pris, il a annoncé le lancement, « dès la fin de cette année », des travaux pour une « nouvelle stratégie pour l’autisme et les troubles du neuro-développement pour la période 2027-2032 ». Les objectifs incluent un meilleur repérage et un accompagnement précoce, ainsi que davantage de solutions pour les situations complexes.
Emmanuel Macron a également évoqué plusieurs chantiers à venir, tels que le renforcement de l’emploi accompagné, avec un objectif de 20 000 bénéficiaires d’ici 2028. Il a annoncé l’ouverture d’une concertation sur l’avenir de l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés et l’engagement à supprimer les restrictions d’accès à certaines professions.
À court terme, le président entend accélérer le chantier de la stratégie nationale de l’accessibilité 2026-2029, qui sera élaborée d’ici l’automne avec l’ensemble des acteurs. Il a aussi promis de renforcer la formation des enseignants et de rendre accessibles plusieurs services en ligne, tels que Parcoursup et les demandes de bourses, d’ici la fin de l’année 2026.
Concernant son bilan, Emmanuel Macron a mentionné que, en 2025, plus de 550 000 élèves en situation de handicap ont été scolarisés, contre 321 000 en 2017. Le nombre d’accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) a triplé durant cette période. Il a également souligné que les moyens consacrés à l’école inclusive ont plus que doublé, passant de 2,1 milliards à 4,8 milliards d’euros par an.
Cependant, cette défense a été contestée par le groupe parlementaire de La France insoumise, qui a qualifié le bilan de « désastreux ». Les députés, dirigés par Mathilde Panot, ont évoqué un manque d’AESH et des enfants en situation de handicap encore exclus du système scolaire. Ils prévoient de redéposer une proposition de loi pour créer un corps de fonctionnaires dédié aux AESH, à examiner dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale le 29 octobre prochain.
Source : LCP



