Propagation du virus West Nile dans le Vaucluse, Var et Bouches-du-Rhône : état des lieux
Ce virus transmis par le moustique fait l’objet d’une surveillance particulière entre mai et novembre. Bien que l’infection soit asymptomatique dans la plupart des cas, certaines formes graves peuvent mener à la mort. La région PACA est particulièrement touchée cette année. Le point sur la situation.
Après l’apparition d’un premier cas de dengue autochtone détecté à Marseille fin août, Santé Publique France alerte sur la propagation du virus West Nile en région PACA, un virus transmis par les moustiques du genre Culex. Nombre de cas, origines, dispositifs de surveillance… France 3 Provence-Alpes fait le point sur la situation.
18 cas autochtones détectés
Santé Publique France indique que 18 cas autochtones ont été détectés en région PACA au 31 août 2026. Dans le détail, neuf se trouvent dans les Bouches-du-Rhône, six dans le Vaucluse et trois dans le Var. Au 2 septembre, 69 cas ont également été confirmés chez le cheval, « principalement dans les Bouches-du-Rhône, avec des signaux émergents dans le Var et dans le Vaucluse », selon l’Anses. La région PACA est particulièrement touchée par le virus cette année. « Les premiers cas ont été recensés de manière plus précoce que les années précédentes », as Santé Publique France.
Transmission du virus West Nile
Le West Nile provient du moustique Culex, qui est commun en France métropolitaine. Cependant, « à la différence des autres arbovirus (dengue, chikungunya ou zika, dont le vecteur est le moustique tigre), l’Homme et le cheval sont considérés comme des « hôtes accidentels » : ils ne peuvent pas transmettre à leur tour le virus via une piqûre de moustique », précise Santé Publique France. Les mammifères sont des « culs-de-sac épidémiologiques », ne développant pas une virémie suffisamment élevée pour infecter les moustiques.
Symptômes du virus
Selon l’Institut Pasteur, dans 80% des cas, l’infection au West Nile est asymptomatique. Cependant, le virus peut parfois se manifester « par un syndrome pseudo-grippal », se traduisant par de la fièvre, des maux de tête ou des douleurs musculaires. D’autres symptômes, tels qu’une éruption cutanée, des nausées, des douleurs abdominales, des diarrhées et divers symptômes respiratoires, peuvent également apparaître. Dans de rares cas, la maladie peut provoquer des complications neurologiques, entraînant des séquelles et même la mort. Chez le cheval, la maladie est souvent « inapparente », mais des « formes graves avec paralysie et décès peuvent survenir ».
Préventions recommandées
Santé Publique France conseille de consulter immédiatement un professionnel de santé dès l’apparition de symptômes associés au virus. Pour contrôler sa circulation, « la surveillance de la mortalité d’espèces d’oiseaux sensibles au virus West Nile est activée de juin à novembre » en région PACA. Il est possible de signaler au réseau Sagir (Service départemental de l’Office français de la biodiversité) toute mortalité d’oiseaux « hors collision routière, canards et pigeons ». D’autres actions sont également menées pour limiter la propagation de la maladie, notamment des enquêtes sur les lieux possibles de contamination et des mes de sécurisation des dons de sang et d’organes.
Source : Santé Publique France, France 3 Provence-Alpes.

