Chiara Herzog mobilise l’épigénétique pour soigner les femmes
Chiara Herzog, chercheuse en bio-informatique au King’s College de Londres, se consacre à l’étude de l’épigénétique pour améliorer la santé des femmes. Elle dirige un groupe de recherche sur les processus de vieillissement et a récemment étendu ses travaux à l’université de Cambridge. Son objectif principal est de développer des protocoles permettant de mer le vieillissement du corps humain afin de mieux le freiner, en se concentrant sur l’augmentation de l’espérance de vie en bonne santé plutôt que sur l’espérance de vie totale.
L’épigénétique, qui étudie les variations dans l’expression des gènes, permet de révéler des informations sur le passé, le présent et le futur d’un individu. En déchiffrant ces motifs, il est possible d’obtenir des indications sur les comportements passés, comme le tabagisme, ainsi que de prédire des risques de maladies.
Une de ses réalisations notables est le développement d’un test de dépistage du cancer de l’endomètre, en collaboration avec une équipe de l’université d’Innsbruck. Ce test, qui utilise des frottis moins invasifs, pourrait remplacer les méthodes traditionnelles de dépistage, souvent douloureuses pour les patientes.
Herzog souligne que les connaissances sur le vieillissement des femmes restent insuffisantes. Elle s’interroge sur l’impact des hormones tout au long de la vie, notamment avant, pendant et après la ménopause, ainsi que sur le rôle du système immunitaire des femmes, souvent négligé dans les études cliniques qui se concentrent principalement sur les hommes.
Ces recherches s’inscrivent dans un contexte où les cancers touchant les femmes nécessitent une attention particulière, et où des avancées comme celles de Chiara Herzog pourraient avoir des répercussions significatives sur la santé des femmes.
Source : Courrier International
