Congo-Brazzaville : 12 000 enseignants communautaires réclament des arriérés de bourses avant la rentrée
Au Congo-Brazzaville, au moins 12 000 enseignants communautaires, actifs sur le terrain mais non intégrés dans la fonction publique, exigent le paiement d’arriérés de bourses. Ces enseignants estiment avoir accumulé dix mois d’arriérés depuis 2024 et demandent le règlement d’au moins quatre mois. Actuellement, ces éducateurs, qui ne perçoivent pas de salaire, sont rémunérés par des bourses versées par l’État.
Devant l’Institut national de recherches et d’actions pédagogiques, un groupe d’enseignants a exprimé son mécontentement. Hermann Matondo, co-président de la Coalition des structures des enseignants communautaires du Congo (CSECC), a déclaré : « Cela fait presque un an de bourses impayées. Pour que la rentrée se déroule normalement, nous demandons à l’État de nous verser au moins quatre mois de bourses. »
Ces enseignants, issus des facultés universitaires et des écoles de formation, s’opposent également à un recrutement dans la fonction publique basé sur un concours. Matondo a ajouté : « Celui qui a déjà exercé pendant plus de dix ans sur le terrain ne devrait pas avoir à passer un concours. »
Si leurs revendications ne sont pas satisfaites dans les jours qui suivent, les enseignants envisagent de se mettre en grève à l’approche de la rentrée scolaire, prévue pour la première semaine d’octobre.
Publié le : 04/09/2026 – 04:45
Avec notre correspondant à Brazzaville, Loïcia Martial
Source : RFI

