Vieillir en bonne santé : bien traiter sa tension pourrait aussi protéger le cerveau
L’hypertension, souvent silencieuse mais redoutable, est un facteur de risque majeur pour les infarctus du myocarde et constitue la première cause d’accidents vasculaires cérébraux (AVC). Des recherches récentes mettent en lumière son association avec un risque accru de démence, notamment la maladie d’Alzheimer. La question se pose alors : quelle est l’efficacité des traitements antihypertenseurs pour prévenir ces complications neurologiques ?
Une étude menée par des chercheurs de l’université de Dallas a suivi 33 995 volontaires, âgés en moyenne de 63 ans et vivant dans des zones rurales de Chine, tous souffrant d’hypertension. Tous les participants ont reçu des conseils sur la gestion de leur état, incluant des recommandations sur l’activité physique et la réduction de la consommation de sel et d’alcool. Ils ont été répartis en deux groupes : l’un recevant un traitement avec trois médicaments, l’autre avec un seul.
Après quatre ans, les résultats ont montré une diminution significative de la pression artérielle dans le groupe traité avec trois médicaments, passant de 157,0/87,9 à 127,6/72,6 mmHg, contre une baisse moins marquée dans le groupe à un seul médicament (155,4/87,2 à 147,7/81,0 mmHg). De plus, le groupe ayant reçu trois médicaments a présenté une réduction de 15 % des cas de démence et de 16 % des troubles cognitifs par rapport à l’autre groupe.
En France, environ un adulte sur trois est concerné par l’hypertension, avec des taux atteignant 10 % chez les 18-34 ans et 65 % chez les plus de 65 ans. Cependant, seulement 50 % des personnes touchées en ont connaissance. Les principaux facteurs de risque incluent le vieillissement, le surpoids, la sédentarité, une consommation excessive de sel, ainsi que le tabagisme et l’alcool.
Bien que l’hypertension ne soit pas le seul facteur influençant le vieillissement du cerveau, cette étude suggère qu’un traitement adéquat de l’hypertension pourrait constituer un élément essentiel de la prévention des troubles cognitifs liés à l’âge.
Source : Futura Sciences

