La dentelle de Calais-Caudry protégée par une IGP au niveau européen
La dentelle de Calais-Caudry, bien que en déclin, bénéficie désormais d’une protection dans les 27 pays membres de l’Union européenne. Cette annonce a été faite le mardi 1er septembre par l’Institut national de la propriété industrielle (INPI).
En plus de cette dentelle, reconnue et prisée par des couturiers du monde entier, huit autres savoir-faire français ont également été enregistrés au niveau européen. Parmi eux figurent la tournerie et tabletterie du massi du Jura, ainsi que sept types de pierres de construction, dont celles de Midi, Limeyrat, Fontbelle, Paussac/Paussac-et-Saint-Vivien, Vianne, Mareuil et Arudy. Ces produits bénéficient désormais du label IGP, qui signifie indication géographique protégée pour les produits artisanaux et industriels.
L’INPI a rappelé qu’un règlement européen, en vigueur depuis le 1er décembre 2025, permet l’enregistrement d’indications géographiques protégées pour des produits artisanaux et industriels au sein de l’Union européenne. Avec cette nouvelle reconnaissance, le nombre d’indications géographiques françaises étendues à l’échelle européenne atteint désormais 15 sur un total de 24.
Cette obtention de l’IGP intervient peu après la liquidation judiciaire de Darquer, la plus ancienne fabrique de dentelles de Calais, fondée en 1840, qui employait encore 45 salariés avant l’arrêt de son activité en juillet. Darquer utilisait une quarantaine de métiers à tisser Leavers, des machines historiques qui ont contribué à l’essor de l’industrie de la dentelle dans la région, notamment à Calais et Caudry, qui ont connu leur apogée au début du XXe siècle.
La filière de la dentelle fait face à une concurrence accrue de dentelles tricotées, souvent produites en Asie à des coûts inférieurs, ce qui complique la situation pour les fabricants locaux.
Source : INPI

