Un policier sud-coréen classé sans suite 27 dossiers de disparitions sur l’île de Jeju
Un policier de Jeju, une île touristique prisée, est sous le feu des critiques après avoir été accusé d’avoir classé sans suite 27 dossiers de disparitions, dont deux personnes retrouvées mortes par la suite. L’affaire a été révélée suite à la découverte de quatre corps en août dernier.
Pour alléger sa charge de travail, ce policier a classé plusieurs cas de disparitions, parmi lesquels ceux de deux individus décédés, selon les annonces faites par les autorités le 1er septembre. Parmi les corps retrouvés, celui de Jang Mi-ran, une femme de 37 ans, a été découvert trois mois après que son compagnon a signalé sa disparition en mai.
Cette situation a provoqué une onde de choc sur l’île, qui attire chaque année plus de 13 millions de visiteurs, souvent pour des lunes de miel. Le scandale a incité le président sud-coréen, Lee Jae Myung, à ordonner une enquête sur la gestion des affaires de disparitions et à demander des réformes au sein de la police.
Le policier, identifié sous le nom de Bu et arrêté récemment, est également accusé d’avoir classé le dossier de la disparition d’un homme d’une soixantaine d’années. Il aurait enregistré la mort de Jang Mi-ran comme un accident de la route, tout en affirmant à sa famille qu’elle était en sécurité et ne souhaitait pas être retrouvée. Selon Jung Tae-woon, responsable des enquêtes de la police nationale, le policier a agi par négligence professionnelle, en raison d’une surcharge de travail et de fatigue.
Les autorités ont procédé à un réexamen de près de 300 cas traités par Bu durant son mandat de seize mois dans le service des disparitions. Il a été révélé qu’il avait également classé 25 autres dossiers sans enquête approfondie. Heureusement, toutes les personnes concernées par ces cas ont été retrouvées saines et sauves.
Source : BFM TV

