Portrait : « C’est aussi un travail sur nous-mêmes »
Lucie Muratet, récemment installée à Pamiers (Ariège), introduit une profession encore peu connue dans la région : la socio-esthétique. Formée pour accompagner des publics fragilisés, cette jeune femme originaire de Foix a trouvé sa vocation dans le soin esthétique, alliant bien-être et soutien.
Il faut parfois du temps pour découvrir sa voie professionnelle. Lucie Muratet, qui a déménagé à Pamiers en mai 2026, se souvient d’une jeunesse où elle aspirait à devenir pompier. Après avoir entamé des études de psychologie, elle confie avoir eu des difficultés à définir ses véritables aspirations.
Un métier au service des publics fragilisés
C’est alors qu’elle découvre la formation en socio-esthétique. « Je n’étais pas du tout attirée par l’esthétique, mais cette formation m’a fait réaliser ce qui me plaît vraiment », explique-t-elle. La socio-esthétique combine les compétences d’une esthéticienne avec un volet social, visant à prendre en charge des personnes en situation de vulnérabilité, qu’elles soient âgées ou affectées par des bless physiques ou psychologiques. « Nous sommes là pour écouter, accompagner et soulager par le biais de soins esthétiques », souligne Lucie. À présent, gérante de son propre institut à 27 ans, elle consacre ses jeudis à la socio-esthétique, se déplaçant dans des maisons de retraite, des centres d’accueil pour personnes handicapées, des écoles et des hôpitaux.
Savoir parler à tous les publics : « c’est un travail sur nous-mêmes »
Avant de se lancer sur le terrain, une formation approfondie est essentielle pour apprendre à communiquer efficacement avec ces publics. « Nous devons être capables de réagir face à des troubles psychologiques, sans être dans le médical », précise-t-elle. La formation inclut également une sensibilisation aux maladies comme Alzheimer et Parkinson, afin de mieux comprendre les besoins des patients.
Une profession méconnue
La socio-esthétique reste une spécialité rare en Ariège. Lucie constate qu’en commençant sa formation à Toulouse, elle a découvert un domaine encore peu développé dans sa région. En tant que salariée dans un institut, elle a remarqué un intérêt croissant pour cette approche. « Depuis le confinement, les gens prennent davantage conscience de l’importance du bien-être mental », conclut-elle.
Source : La Dépêche

