Ai-je le droit de dire au monde ce que ma famille n’a eu de cesse de cacher ? Cette question traverse le premier roman d’Alexandrine Descotes, intitulé Le Nénuphar, publié aux éditions Le bruit du monde. L’ouvrage explore la nécessité d’écrire une histoire familiale tout en respectant le silence et la pudeur de son père.
L’histoire relate la vie d’un enfant dont le père est né avec une malformation rare et handicapante, mais invisible. Cette condition a nécessité une opération aux États-Unis, car à l’époque, aucune solution n’existait en France. Alexandrine Descotes a appris ces détails par bribes, principalement de ses grands-parents.
L’auteure souligne : « J’ai eu une sorte d’élan viscéral, j’étais totalement obsédée par cette histoire mais je ne pouvais pas en faire n’importe quoi parce qu’elle n’est pas 100% à moi ». Son but est de laisser une trace de cette histoire pour qu’elle ne s’efface pas avec la disparition de ses aînés. Après une décennie de travail, Descotes estime que « c’est le bon moment pour la raconter », souhaitant ainsi partager un parcours douloureux, mais riche en force et en courage.
Elle met également en avant la valeur d’exemple de son récit. « J’espère que ceux qui le liront auront plus de compréhension pour les situations de handicap invisible. Ce qui m’a tenu dans l’écriture était de penser que ce texte apporte un peu d’espoir et d’optimisme », déclare-t-elle. À travers son livre, elle espère encourager une meilleure compréhension des défis liés à des handicaps souvent méconnus.
La vie de son père, aujourd’hui à la retraite après une carrière de médecin, était déjà un roman en soi. En l’écrivant, Alexandrine Descotes souhaite briser la honte et faire jaillir la fierté.
Le Nénuphar d’Alexandrine Descotes est publié aux éditions Le bruit du monde.
(Source : Franceinfo)

