Facturation électronique : l’État français rassure sur la sécurité des données avant la réforme.

Facturation électronique et fuite de données : l'État cherche à rasr les Français avant la réforme

Facturation électronique et fuite de données : l’État cherche à rasr les Français avant la réforme

Dès le 1ᵉʳ septembre 2026, toutes les entreprises françaises seront tenues de passer à la facturation électronique, sous peine d’amendes. Suite aux fuites de données enregistrées par le fisc cet été, Bercy s’efforce de rasr les Français sur la sécurité du système.

La généralisation de la facturation électronique approche rapidement en France. À partir du 1ᵉʳ septembre 2026, chaque entreprise, y compris les micro-entreprises et auto-entrepreneurs, devra être en me de recevoir des factures électroniques de ses fournisseurs. Le ministère des Finances accorde trois mois aux concernés pour se conformer à cette nouvelle obligation. En cas de non-respect, des amendes allant de 15 € à 50 € par facture, avec un plafond de 15 000 € par an, pourront être appliquées.

Cette réforme suscite des inquiétudes, notamment à la suite des fuites de données à répétition de la Direction Générale des Finances Publiques (DGFiP). Environ 10 millions d’entreprises françaises devront utiliser des plateformes agréées, ce qui soulève des craintes concernant la sécurité des données. Les factures ne circuleront plus uniquement en interne, mais passeront par plusieurs acteurs, augmentant ainsi les risques de piratage et de vol d’informations, alors que la France est particulièrement ciblée par les cybercriminels.

En réponse à ces préoccupations, le ministère de l’Action et des Comptes publics a tenté de rasr la population. David Amiel, ministre en charge de la réforme, a récemment réuni les plateformes agréées pour leur rappeler les exigences en matière de cybersécurité. Selon lui, les normes de sécurité appliquées en France sont parmi les plus strictes d’Europe et devront être respectées de manière continue. L’administration a également exigé un suivi en matière de cybersécurité après le lancement de la facturation électronique, avec un rapport à remettre avant la fin de septembre 2026.

Les plateformes devront signaler tout incident de sécurité à l’administration sans délai, et de nouveaux tests d’intrusion seront généralisés dès cet automne pour identifier les vulnérabilités potentielles. En cas de manquement, les opérations d’une plateforme pourraient être suspendues.

Malgré ces mes, des experts, comme le chercheur Clément Domingo, s’interrogent sur l’efficacité des garanties offertes par les plateformes pour sécuriser des données sensibles. Les inquiétudes persistent quant à la possibilité de piratage, qui pourrait compromettre les informations privées de millions d’entreprises.

Source : 01net.

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