Enquête : Bally Bagayoko, maire de Saint-Denis, au cœur de controverses
FAIT PRINCIPAL
Bally Bagayoko, élu maire de Saint-Denis en mars 2026, est au centre de controverses concernant ses liens avec des individus condamnés pour trafic de drogue. Malgré une victoire écrasante lors des élections, avec 13 500 voix sur un taux d’abstention de 57 %, son mandat est entaché par des accusations.
CONTEXTE FACTUEL
Bagayoko, ancien adjoint au maire pendant près de 20 ans sous le Parti communiste français, est le premier maire Insoumis d’une ville de plus de 100 000 habitants. Sa victoire a été accueillie avec enthousiasme par de nombreux habitants, mais elle a également suscité des réactions virulentes sur les réseaux sociaux, où des insultes racistes ont été proférées à son encontre.
Des allégations ont émergé concernant ses liens avec des narcotrafiquants, notamment à travers des déclarations de son prédécesseur, Mathieu Hanotin. Ce dernier a affirmé que les trafiquants avaient tenté d’influencer les élections en soutenant Bagayoko.
DONNÉES OU STATISTIQUES
L’enquête de la cellule investigation de Radio France a révélé que Bagayoko s’est personnellement impliqué dans des affaires liées à la famille Doumbia, connue des services de police pour des activités criminelles. En décembre 2025, il a tenté d’intervenir en faveur d’Ahmed Doumbia, un individu avec un casier judiciaire chargé, comprenant des condamnations pour trafic de drogue.
Les Doumbia ont fait l’objet de plusieurs articles de presse au cours des années, décrivant leur influence et leurs activités criminelles à Saint-Denis. En 2014, Le Monde a titré sur « Les Doumbia, six frères qui affolent la justice ».
CONSÉQUENCE DIRECTE
Ces événements soulèvent des questions sur l’intégrité de la fonction de maire et les implications des relations entre élus et individus condamnés pour des crimes graves. La situation met en lumière les défis auxquels est confrontée la municipalité de Saint-Denis dans la lutte contre le narcotrafic et la délinquance.
Source : Franceinfo

