Chine reporte sa mission lunaire sur la recherche d’eau après l’explosion d’une fusée.

Mission lunaire reportée : la Chine décale sa recherche d'eau sur notre satellite après l'explosion d'une autre de ses fusées

Mission lunaire reportée : la Chine décale sa recherche d’eau sur notre satellite

Chang’e-7 devra patienter plusieurs mois supplémentaires avant de partir vers la Lune. Le 23 août 2026, Xinhua a annoncé que l’appareil restera finalement à Wenchang. Initialement prévu pour se rendre dans la région polaire australe de la Lune afin d’y rechercher de la glace d’eau, ce report est inhabituel pour l’astronautique chinoise, qui respecte généralement ses échéances. Cette mission perd ainsi son unique créneau annuel, et Pékin n’a pas communiqué de nouvelle date de lancement.

L’Agence spatiale habitée chinoise a indiqué que les critères indispensables à l’envol n’étaient pas réunis, sans fournir de motifs matériels précis. Selon certaines sources, des vents puissants en altitude, causés par la tempête Narra, auraient rendu tout tir impossible. Le créneau orbital ne couvrait que vingt-quatre heures, et rejoindre cette zone lunaire nécessite une configuration précise de la Terre par rapport à son satellite. Une météo défavorable pourrait donc retarder le voyage jusqu’en 2027.

La presse locale rappelle également un incident survenu le 10 août, lorsque la fusée Long March 7A, transportant un appareil de télécommunications, a subi une anomalie peu après son lancement. Les recherches sur cet incident se poursuivent, alors que des vidéos montrent une sphère en flammes dans le ciel de Hainan.

Le matériel pour Chang’e-7 était prêt, et dès le 19 août, il avait été acheminé avec sa fusée Long March 5 jusqu’au pas de tir. L’appareil est équipé d’un robot capable de pénétrer dans des cavités sombres, ainsi qu’un orbiteur, un module d’atterrissage et un rover. Aucun engin au sol n’a encore atteint les poches de glace sur la Lune, et les chercheurs souhaitent y identifier de l’eau gelée, qui pourrait s’avérer cruciale pour l’hydratation et la production d’oxygène.

Cette situation accentue la compétition pour l’exploration lunaire. Les États-Unis prévoient plusieurs missions vers cette même zone dans l’année à venir, tandis que Pékin reste discret sur ses succès et revers. Ce retard impacte le calendrier de deux programmes spatiaux en concurrence.

Pékin conserve néanmoins un avantage symbolique, ayant ramené en 2024 les premiers prélèvements de la face cachée de la Lune avec Chang’e-6, et prévoit de poursuivre avec Chang’e-8, qui testera la fabrication de briques à partir du régolithe lunaire.

Source : Xinhua.

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