Au Portugal, le prix moyen d’une chambre menace l’accès à l’université
À Coimbra, une ville universitaire réputée pour ses tarifs plus abordables que Lisbonne ou Porto, près d’un étudiant sur quatre envisage d’interrompre ses études en raison de la hausse des coûts de logement. Un tiers des étudiants y louent leur chambre sans contrat ni reçu. L’Association académique de Coimbra souligne que « le logement est aujourd’hui le principal obstacle au maintien des étudiants dans l’enseignement supérieur », comme le rapporte le quotidien Público.
À Lisbonne, les étudiants se retrouvent également en difficulté. La Fédération académique de Lisbonne indique que de nombreux étudiants expriment leur inquiétude, déclarant : « J’ai perdu mon logement, mon propriétaire va louer à quelqu’un d’autre ». Dans la capitale, 3 500 lits publics sont disponibles pour 60 000 étudiants déplacés, ce qui représente un lit pour 17 étudiants. Près de la moitié des étudiants louent sans contrat.
À Porto, la situation est tout aussi préoccupante : 51 % des étudiants ayant demandé une chambre publique n’en ont pas reçu, et 68 % ne bénéficient d’aucune aide au logement. À Coimbra, plus de la moitié des étudiants affirment que le coût ou la disponibilité d’un toit a influencé leur choix de ville ou d’établissement. Le logement ne se limite plus à un simple besoin quotidien ; il conditionne désormais les parcours universitaires.
La réponse publique tarde
Selon l’Observatoire du logement étudiant, le coût moyen d’une chambre est devenu un enjeu majeur, mais les réponses publiques tardent à se mettre en place pour faire face à cette crise croissante.
Sources : Público, Expresso

