Soupçons d’agressions sexuelles sur mineures à Isola 2000 : l’avocat de l’éducateur spécialisé défend un homme « sans casier judiciaire »
Un éducateur spécialisé ayant exercé pendant plusieurs décennies dans un camp de vacances à Isola 2000, dans les Alpes-Maritimes, a été mis en examen pour des faits présumés d’agressions sexuelles. Alors que de nouveaux témoignages émergent, son avocat s’est exprimé sur la situation.
Le 27 août, France 3 Côte d’Azur a publié le témoignage de Corinne, aujourd’hui dans la trentaine, affirmant avoir subi une agression sexuelle il y a vingt ans. L’accusé, un homme d’un peu plus de 70 ans, a travaillé comme éducateur spécialisé dans ce camp de vacances.
Deux plaintes pour des faits remontant à moins de dix ans ont été retenues par le parquet de Nice. Toutefois, certains témoignages dans la presse, notamment dans Nice-Matin, évoquent des incidents pouvant remonter jusqu’à 40 ans.
L’avocat de l’éducateur, Maître David-André Darmon, a réagi face à ces accusations. Il a déclaré : « C’est quelqu’un que je connais depuis longtemps. » Alors que les témoignages se multiplient et qu’un groupe Facebook de victimes potentielles s’est constitué, l’éducateur a choisi de ne pas s’exprimer publiquement.
Me Darmon a précisé que son client, « père de trois enfants », souhaite « rétablir une forme de vérité » et a déjà été placé en garde à vue. Il a également souligné que cet éducateur avait une activité déclarée, exercée sous le contrôle de l’inspection de la jeunesse et des sports, et qu’il n’avait pas de casier judiciaire.
« Mon client soutient qu’il ne s’est rien passé de pénalement répréhensible, » a ajouté l’avocat, insistant sur le fait que la justice doit établir les faits. À ce stade, plusieurs témoignages publiés sont prescrits, ce qui soulève des inquiétudes quant à leur impact sur l’enquête.
L’avocat a également dénoncé l’existence de « groupes Facebook qui font des enquêtes parallèles » et a encouragé les victimes potentielles à se tourner vers les autorités compétentes pour déposer des plaintes dans un cadre approprié.
À ce jour, l’ancien éducateur spécialisé demeure présumé innocent, et l’enquête en cours devra déterminer si les éléments de preuve sont suffisants pour renvoyer l’affaire devant le tribunal.
Source : France 3 Côte d’Azur

