Riposte contre le projet de parc Dragon Ball : des habitants s’organisent pour s’opposer.

« On ne va pas se laisser faire » : la riposte contre le futur parc Dragon Ball commence

On ne va pas se laisser faire : la riposte contre le futur parc Dragon Ball commence

Cergy-Pontoise (Val-d’Oise), reportage
28 août 2026 à 15h37
Mis à jour le 28 août 2026 à 17h02
Durée de lecture : 4 minutes

Le projet de construction de trois parcs d’attractions, dont un dédié à l’univers de Dragon Ball, financé par l’Arabie saoudite, suscite une vive opposition parmi les habitants de Courdimanche. Ce mercredi, une réunion publique organisée par le collectif Mirapolis a réuni environ soixante personnes devant le siège de l’agglomération de Cergy-Pontoise. Flore, une résidente de la commune, a exprimé son indignation : « C’est une honte : on a été mis devant le fait accompli. Les gens n’ont pas travaillé toute leur vie pour s’acheter un logement et se retrouver à vivre à côté de ce parc. »

Le 24 août, Emmanuel Macron a annoncé que l’Arabie saoudite investirait 6 milliards d’euros dans ce projet, qui sera implanté sur l’ancien site du parc Mirapolis, fermé depuis 1991. Les trois complexes couvriront une superficie de 200 hectares.

Une annonce surprise

Les 7 500 habitants de Courdimanche ont appris la nouvelle par voie de presse, sans avoir été consultés au préalable. La mairie, dirigée par un conseil Divers gauche, a regretté de ne pas avoir été associée à la préparation de ce projet. Tony Clavaud, cofondateur du collectif, a déclaré : « La démarche n’a pas été honnête. Les citoyens n’ont à aucun moment été concertés et nous manquons d’informations. »

Inquiétudes et préoccupations

Les inquiétudes des résidents sont nombreuses. Claire, cheffe d’entreprise, a souligné que « après l’été caniculaire que l’on vient de passer, l’État annonce un parc d’attractions qui va bétonner des terres agricoles ! C’est un projet d’un autre temps. » En outre, environ 300 à 400 personnes issues de la communauté des gens du voyage vivent actuellement sur l’ex-site de Mirapolis, soulevant des craintes quant à leur relocalisation.

Othman, un assistant d’éducation de 24 ans, a critiqué le projet, le qualifiant de « poudre aux yeux » malgré son intérêt pour Dragon Ball. Il a mis en avant les promesses de création de 22 000 emplois, en les qualifiant de « jobs saisonniers et précaires », et a ajouté que le projet risquait d’augmenter le coût de la vie et d’aggraver les problèmes de circulation déjà présents dans la région.

Proximité avec le parc naturel du Vexin

Les habitants de Courdimanche, qui apprécient leur territoire jouxtant le parc naturel du Vexin, craignent que ce projet n’impacte négativement leur environnement. Les contours de l’initiative restent flous, notamment en ce qui concerne l’autorisation d’utiliser la licence Dragon Ball, qui n’a pas encore été obtenue par la Qiddiya Investment Company, la filiale en charge des travaux.

Ce projet, jugé controversé par de nombreux habitants, pourrait transformer radicalement le paysage local, et les citoyens affirment : « On ne va pas se laisser faire ! »

Source : Reporterre

Source