Blessures et manque d’émulation collective affectent le sprint français aux championnats d’Europe

Bless, manque d'émulation collective. Les raisons du désert du sprint français, privé de relais aux championnats d'Europe d'athlétisme

Bless et manque d’émulation collective : les raisons du désert du sprint français

Seule Gémima Joseph était engagée en individuel sur le 200 m aux récents championnats d’Europe d’athlétisme, où elle a terminé à la 5e place. La Fédération française d’athlétisme (FFA) a en effet décidé de ne sélectionner aucun sprinteur ni relais, en raison d’un manque d’athlètes à un niveau compétitif suffisant.

Cette situation inédite pour l’équipe de France, historiquement forte en sprint avec 35 médailles au compteur aux championnats d’Europe, du monde et aux Jeux olympiques, soulève des interrogations. Les récents championnats de France à Albi, marqués par des conditions climatiques difficiles, n’ont pas permis aux sprinters de réaliser des performances à la hauteur des attentes. Jean Galfione, directeur de la haute performance, a déclaré que les athlètes n’avaient pas pu atteindre des temps compétitifs, mentionnant que Pablo Matéo, avec un temps de 10″24, n’a pas réussi à atteindre le minima B fixé à 10″15 avant de se blesser en finale.

Les bless ont touché plusieurs athlètes clés, dont Jeff Erius. Pour les femmes, de nombreux sprinteurs ont également été affectés par des pépins physiques. Galfione a qualifié la situation de « constat d’échec » et a exprimé l’espoir qu’elle serve d’électrochoc pour une réflexion collective sur l’avenir du sprint en France.

Richard Cursaz, responsable national de la filière sprint, a souligné la nécessité de densifier le niveau de compétence, en insistant sur l’importance d’un meilleur suivi des athlètes, depuis les juniors jusqu’aux seniors. Il a également noté que, malgré des résultats encourageants chez les jeunes, le manque de continuité et de suivi pose problème.

Cursaz a ajouté que la culture du relais n’est plus suffisante et qu’il est essentiel de développer des projets individuels parallèles. Les récents Mondiaux de Gaborone ont montré que les relais tricolores avaient rencontré des difficultés, avec le relais féminin disqualifié et le masculin ne parvenant pas à briller.

Pour résoudre ces enjeux, la FFA prévoit d’organiser des assises nationales du sprint et des haies à l’automne, afin d’émerger des pistes de solution. Galfione a également évoqué la nécessité de regrouper les athlètes et de favoriser des échanges entre entraîneurs.

Avec les Jeux olympiques de Paris 2024 à l’horizon, le temps presse pour redresser la situation. Les défis sont nombreux, mais les acteurs du sprint français semblent déterminés à retrouver leur place sur la scène internationale.

Source : Franceinfo

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