Interdiction du téléphone et violences sexuelles : les défis à la veille de la rentrée scolaire
À l’approche de la rentrée des classes, le gouvernement français met en place une nouvelle réglementation concernant l’utilisation des téléphones portables dans les établissements scolaires. Emmanuel Macron a promulgué un texte qui stipule que les téléphones doivent être « éteints et rangés dans les sacs ou les casiers », comme l’a précisé le ministre de l’Éducation, Édouard Geffray. Cependant, le Conseil constitutionnel a censuré la me phare qui interdisait l’accès aux réseaux sociaux pour les moins de 15 ans.
Des exceptions à cette règle pourront être incluses dans le règlement intérieur des établissements, notamment pour les élèves handicapés ou lorsque le portable est utilisé pour des raisons pédagogiques ou administratives, comme le paiement des repas à la cantine.
Mauvais timing pour les établissements
François Resnais, secrétaire national du SNPDEN-UNSA, a exprimé des préoccupations sur le « mauvais timing » de cette me, soulignant que les établissements ne sont pas prêts pour son application immédiate. Une circulaire publiée le 2 juillet demandait aux lycées de se préparer à l’entrée en vigueur de cette me dès septembre, mais cela nécessite des modifications de leur règlement intérieur, impliquant des consultations qui ne peuvent pas se faire durant l’été.
Christelle Kauffmann, secrétaire générale adjointe du SNPDEN-Unsa, a réussi à intégrer cette interdiction dans le règlement de son établissement, où les téléphones seront prohibés dans les couloirs et les bâtiments, mais autorisés à l’extérieur. Elle estime qu’il faudra probablement près d’un an pour une mise en œuvre efficace dans tous les lycées.
Le vadémécum transmis aux établissements prévoit des réponses « graduées, personnalisées et proportionnées » en cas d’infraction, allant de la punition à la confiscation de l’appareil, voire à des mes disciplinaires dans les cas les plus graves.
Questionnaire sur les violences sexuelles
Parallèlement, le ministre de l’Éducation a annoncé l’ajout de questions sur les violences sexistes et sexuelles au questionnaire annuel sur le harcèlement scolaire. Ce questionnaire, qui sera distribué à 10 millions d’élèves allant de la grande section de maternelle à la terminale, vise à recueillir des informations sur les expériences des élèves en matière de violences. Le questionnaire sera anonyme, mais les élèves auront la possibilité de s’identifier s’ils souhaitent rencontrer un adulte de confiance. Ce contenu sera élaboré en collaboration avec des experts et des associations de parents d’élèves.
Source : Ministère de l’Éducation nationale.



