Exposition gratuite à Pantin : Anselm Kiefer dévoile une nouvelle série de peintures monumentales qui ressuscitent la mythologie antique

Exposition gratuite à Pantin : Anselm Kiefer dévoile une nouvelle série de peintures monumentales

Du 5 septembre au 25 octobre, la galerie Thaddaeus Ropac à Pantin présente les œuvres récentes et monumentales d’Anselm Kiefer, après une première révélation en juin. À plus de 80 ans, l’artiste allemand aborde un thème original, celui des nymphes, des créatures mi-humaines, mi-divines de l’Antiquité, vivant en harmonie avec la nature. Dans cette nouvelle série, Kiefer interprète les nymphées antiques, des lieux verdoyants qui abritent des nymphes et autres figures mythologiques, tout en intégrant des éléments contemporains comme des immeubles aux vitres dorées ou des montagnes inspirées par Gustave Courbet.

L’exposition « Nymphäum » comporte 20 peintures, dont deux grands paravents, certaines d’entre elles étant jugées plus hésitantes que d’autres en raison d’une nchère de moyens. Ce travail témoigne de la volonté de Kiefer de se réinventer, tout en maintenant son expertise en matière de couleur et de texture, qu’il développe depuis plus de 50 ans. L’ensemble est monumental et impressionnant, et s’accompagne de références inattendues à l’histoire de l’art académique, notamment à William Bouguereau.

Dans un nymphée antique

Un nymphée, à l’époque antique et à la Renaissance, était un lieu retiré, souvent associé à la nature et à l’architecture. Kiefer adapte ce motif à notre époque, créant un enchevêtrement de lianes et de buissons, où émergent parfois des visages ou des immeubles modernes.

D’Hermaphrodite à Daphné

Les œuvres de cette série ne se limitent pas aux nymphes. Les titres des œuvres, datant de 2021 à 2025, évoquent des figures mythologiques telles qu’Hermaphrodite, fils d’Hermès et d’Aphrodite, et Philyra, mère du centaure Chiron. Ces références enrichissent la complexité narrative des peintures.

Iphigénie à New York

Les figures féminines, qu’elles soient représentées tête en haut ou tête en bas, se fondent dans le paysage urbain contemporain, interrogeant ainsi la survie de notre civilisation et la mémoire collective. Les architectures modernes remplacent les ruines de l’Allemagne d’après-guerre, un thème récurrent dans l’œuvre de Kiefer des années 1990.

Clins d’œil cultivés

Plusieurs références à l’histoire de l’art émergent dans les grandes toiles de Kiefer, évoquant des artistes comme Arnold Böcklin et Gustav Klimt. Ces clins d’œil se retrouvent également dans le catalogue de l’exposition, où des parallèles sont tracés avec des œuvres de Piet Mondrian et Andy Warhol.

Une grenouille qui se transforme en fée

Dans un jeu de couleurs bleu et or, Kiefer explore des métamorphoses fascinantes, où une forme blanche, d’abord perçue comme une grenouille, se transforme en figure féminine, illustrant la richesse matérielle et gestuelle de sa peinture.

Fleurs et fonds d’or

L’exposition présente également deux paravents distincts, chacun offrant une ambiance unique. L’un est joyeux et coloré, tandis que l’autre, plus sombre, évoque des thèmes dramatiques, renforçant la diversité des expressions artistiques de Kiefer.

« Anselm Kiefer. Nymphäum »
Galerie Thaddaeus Ropac, 69 avenue du Général Leclerc, 93500 Pantin
Du 5 septembre au 25 octobre

Source : Connaissance des Arts

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *