Un fiasco bientôt rasé pour accueillir Dragon Ball : l’histoire à rebondissements de Mirapolis
Le site de Mirapolis, ce parc à thème de Cergy-Pontoise tombé dans l’oubli et devenu une friche, doit accueillir un parc d’attractions sur le thème de Dragon Ball. Cette annonce fait suite à celle d’Emmanuel Macron, qui a révélé le 24 août le lancement de trois parcs d’attractions à Cergy-Pontoise, dont un dédié à l’univers de Dragon Ball. Ce projet, qualifié de « colossal », sera financé par l’Arabie saoudite et verra le jour sur les terres de Mirapolis, un parc d’attractions disparu il y a 35 ans.
En 1987, la France, alors en pleine cohabitation politique, s’apprête à accueillir Mirapolis. Situé dans la zone de Courdimanche, ce parc de 50 hectares est dominé par une effigie de 30 mètres de haut de Gargantua, personnage emblématique de l’œuvre de Rabelais. L’architecte Anne Fourcade, à l’origine du projet, vise à créer un parc d’attractions inspiré des modèles américains, mais dédié à la culture française.
Mirapolis se distingue des fêtes foraines traditionnelles et des parcs à thèmes déjà existants, comme La mer de sable, ouvert en 1963. Ce parc de Cergy-Pontoise propose un ensemble d’attractions uniques, avec des manèges novateurs. Anne Fourcade, qui avait commencé à concevoir son projet dès les années 1980, se rend aux États-Unis en 1982 pour en réaliser des esquisses.
En 1984, elle parvient à convaincre des investisseurs, dont Gaith Pharaon, un homme d’affaires saoudien, qui accepte de financer le projet. Le parc ouvre finalement ses portes le 20 mai 1987, avec 25 attractions et une première phase d’expansion.
Malgré un bon départ avec 800 000 visiteurs la première année, des problèmes de gestion interne et des prêts à rembourser mettent rapidement le projet en difficulté. L’inauguration de Disneyland Paris en 1992 marque un tournant décisif, entraînant l’abandon progressif du soutien public pour Mirapolis, qui ferme ses portes en 1991. Les bâtiments sont détruits et les attractions revendues à d’autres parcs, comme Europa Park, en 1995.
Aujourd’hui laissé à l’abandon, le site de Mirapolis est devenu un lieu d’exploration urbaine pour certains curieux. Le projet de parc Dragon Ball pourrait redonner vie à cet espace, marquant une nouvelle ère pour un site chargé d’histoire.
Source : BFM Business.



