Politique énergétique de Trump : des factures en hausse et une empreinte carbone qui pourrait doubler
La politique énergétique de Donald Trump, axée sur le soutien aux combustibles fossiles, pourrait entraîner une perte de 700 milliards de dollars d’investissements dans le secteur des énergies renouvelables au cours des dix prochaines années, tout en doublant l’empreinte carbone de l’électricité aux États-Unis. Cette conclusion provient d’une étude de l’organisation non gouvernementale Natural Resources Defense Council (NRDC), publiée le 25 août.
En campagne, Trump avait promis de réduire de moitié les factures d’électricité des Américains en un an et demi de mandat, mais celles-ci ont en réalité augmenté de 16 % en mai dernier, selon des données fédérales. L’étude du NRDC souligne les effets de la suppression des crédits d’impôt pour les énergies renouvelables, dans le cadre du « One Big Beautiful Bill », ainsi que ceux des droits de douane qui ont alourdi les coûts des technologies de production d’électricité.
L’administration Trump a également contraint les compagnies d’électricité à maintenir en service des centrales fossiles vieillissantes et à construire de nouvelles centrales au charbon, tout en bloquant les projets éoliens. Ces décisions pourraient résulter en une perte de 700 milliards de dollars d’investissements d’ici 2035, avec une évaluation de la perte de nouvelles capacités éoliennes et solaires entre 390 et 540 gigawatts.
D’ici 2035, les consommateurs américains pourraient dépenser jusqu’à 30 milliards de dollars de plus par an pour leur électricité, avec des augmentations de factures atteignant 25 % dans certaines régions. Amanda Levin, directrice de l’analyse des politiques au NRDC, a déclaré que l’administration a « déclaré la guerre aux énergies propres », entraînant des hausses de factures, l’annulation de projets, et une pollution accrue qui menace la santé publique et le climat.
Le rapport conclut que les émissions de dioxyde de carbone du secteur électrique pourraient doubler d’ici 2035, dépassant le milliard de tonnes, et que cette augmentation de pollution pourrait causer jusqu’à 69 000 décès prématurés supplémentaires.
Source : Natural Resources Defense Council (NRDC)



