La taxe foncière va

La taxe foncière va « peu évoluer » en 2026

Les propriétaires français recevront à partir de ce lundi 24 août leur avis de taxe foncière pour l’année 2026, disponible en version papier et en ligne. Cette année, les valeurs de la taxe foncière ont peu évolué à l’échelle nationale, à l’exception de certaines villes comme Montpellier et Montrouge.

Chaque année, environ 32 millions de propriétaires attendent avec impatience cet avis, qui s’applique aux résidences principales et secondaires. La taxe foncière est calculée sur la base de la valeur locative cadastrale de chaque bien et des taux d’imposition fixés par les communes. Pour 2026, la revalorisation automatique des bases fiscales est fixée à +0,8%, un taux relativement faible comparé aux années précédentes : 1,7% en 2025, 3,9% en 2024 et 7,1% en 2023, selon le cabinet Finances et Stratégies Locales (FSL).

Évolutions des taux dans les grandes villes

Cette année, seules 11 communes de plus de 40 000 habitants ont décidé d’augmenter leur taux de taxe foncière. Montpellier, la seule métropole de plus de 100 000 habitants à augmenter son taux, applique une hausse de 10,7%, portant son taux d’imposition à 58,43%. D’autres villes comme Aulnay-sous-Bois (+29,9%), Montrouge (+27,1%) et Puteaux (+60%) ont également relevé leurs taux. À l’inverse, Nice est la seule grande ville à enregistrer une baisse de -11,2%, avec un taux à 37,02%.

Contexte électoral et perspectives

Cette stabilisation des taux s’explique en partie par le contexte électoral. Après les élections municipales, les nouveaux exécutifs préfèrent ne pas augmenter les impôts locaux, d’autant plus que les élections présidentielles approchent au printemps 2027. Selon Sylvain Grataloup, président de l’Union des propriétaires immobiliers (UNPI), « peut-être que dans une dynamique présidentielle, on peut s’attendre à une année un peu blanche ». Il prédit également qu’à partir de 2028, une logique d’augmentation des taux sera de nouveau en vigueur.

Réforme des éléments de confort

Les finances locales étant de plus en plus contraintes, notamment après la suppression de la taxe d’habitation sur les résidences principales en 2023, le gouvernement a lancé un projet de réforme des « éléments de confort » pris en compte dans le système cadastral. Cette réforme vise à mettre à jour les critères de taxation, qui n’ont pas été actualisés depuis longtemps. Actuellement, la taxe foncière est calculée sur la base de six critères de confort, tels que la présence d’une baignoire ou d’un chauffage.

Le gouvernement a annoncé que cette réforme serait mise en œuvre de manière décentralisée, en laissant le choix aux communes et aux EPCI de participer. Cela pourrait entraîner des disparités importantes entre les logements au sein d’une même ville, avec des différences d’imposition significatives.

Les propriétaires doivent également prendre en compte d’autres taxes, telles que la Taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) et des frais de gestion fiscale, qui ont augmenté respectivement de 2,4% en 2025 et de 5% en 2024.

Source : RMC, Finances et Stratégies Locales.

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