Marineland : le zoo de Beauval renonce finalement à accueillir les dauphins

Marineland : Le zoo de Beauval renonce finalement à accueillir les dauphins

Le directeur général du ZooParc de Beauval (Loir-et-Cher), Rodolphe Delord, a annoncé le 25 août 2023 la décision de renoncer au projet de centre d’accueil de dauphins, initialement destiné à recevoir certains cétacés du Marineland d’Antibes. Cette décision est motivée par une estimation des coûts du chantier qui a grimpé à 45 millions d’euros, contre une prévision initiale de 25 à 30 millions d’euros, en raison de recours juridiques et d’un manque d’engagement financier de l’État.

« Les incertitudes juridiques et financières qui pèsent aujourd’hui sur le projet ne nous permettent pas de le mener dans des conditions acceptables », a déclaré Rodolphe Delord. Il a également souligné le refus du gouvernement d’accorder une garantie d’État sur une partie du financement.

Le projet, décrit comme « hors norme » et élaboré à la demande du gouvernement et d’associations, visait à offrir une solution viable pour les dauphins du Marineland d’Antibes, dont l’avenir est incertain depuis la fermeture du parc en janvier 2025. La structure devait s’étendre sur deux hectares et demi, comprenant une dizaine de bassins et trois grands lagons, devenant ainsi un centre d’études et de sauvegarde des dauphins.

Le zoo de Beauval prévoyait d’accueillir environ 25 dauphins, dont au moins huit des douze cétacés du Marineland et onze d’un autre parc animalier, Planète Sauvage, près de Nantes.

Dès l’annonce du projet, plusieurs ONG, telles que C’est Assez ! et One Voice, se sont opposées, déposant des recours en justice et organisant des manifestations. Elles critiquaient la reproduction des cétacés en captivité et les transferts, jugés contraires à la loi de 2021 sur le bien-être animal. D’autres organisations, comme Sea Shepherd, avaient une approche plus pragmatique, soutenant l’initiative de Beauval comme une solution face à l’absence d’alternatives.

Huit des douze dauphins du Marineland, fermé en janvier 2025, ont été transférés en Espagne en juillet dernier. Sans le soutien de Beauval, leur avenir pourrait les mener vers des destinations moins adéquates, comme des hôtels ou des parcs d’attractions en Asie, suscitant des inquiétudes sur leur bien-être.

Rodolphe Delord a conclu en exprimant ses préoccupations pour l’avenir de ces animaux, soulignant que le ZooParc de Beauval a accueilli deux millions de visiteurs et réalisé un chiffre d’affaires de 113 millions d’euros en 2023.

Source : La Croix

Source