Dépenses de kinésithérapie : le syndicat dénonce un procès d’intention
Le débat public s’intensifie autour des 5,3 milliards d’euros que l’Assurance Maladie prévoit de rembourser pour les soins de kinésithérapie en 2025. En réponse à des articles de presse suggérant des dépenses excessives, le Syndicat National des Masseurs Kinésithérapeutes Rééducateurs (SNMKR) prend position pour « arrêter le procès d’intention ». L’organisation professionnelle souligne que l’augmentation des dépenses ne doit pas être interprétée comme une dérive des soins.
Pour le SNMKR, la kinésithérapie représente un investissement crucial pour le système de santé. Les soins fournis jouent un rôle clé dans la prévention de la perte d’autonomie, l’évitement de complications médicales coûteuses, et le retour à l’emploi, contribuant ainsi à réduire la nécessité d’interventions chirurgicales lourdes.
Cette hausse des dépenses est expliquée par des facteurs démographiques et sanitaires, tels que le vieillissement de la population et l’augmentation des maladies chroniques. Le syndicat insiste sur la nécessité d’évaluer la pertinence et l’efficience de chaque prise en charge, plutôt que de se focaliser sur le volume global des dépenses.
De nombreux kinésithérapeutes ont exprimé leur sentiment d’être dévalorisés, alors que leur modèle économique se fragilise. Thomas Fatôme, directeur de l’Assurance Maladie, a noté que les revenus des kinés stagnent, avec une croissance des honoraires moyens de seulement 0,6 % sur les dix dernières années.
Le SNMKR s’inquiète des mes d’économies envisagées, telles que la limitation du nombre de séances par pathologie. Ces propositions sont jugées potentiellement dangereuses, car elles pourraient nuire à la qualité des soins en négligeant la complexité des cas individuels.
Le syndicat appelle à une refonte du modèle conventionnel, visant à valoriser la qualité des soins et l’autonomisation des patients. Le SNMKR se déclare prêt à engager un dialogue constructif avec les pouvoirs publics pour concilier les besoins sanitaires de la population et l’équilibre économique des professionnels.
Le syndicat conclut en affirmant que « la kinésithérapie n’est pas un problème à résoudre : elle est une partie de la solution ».
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).



