La croissance mondiale devrait ralentir à 2,5% cette année, au plus bas depuis le Covid selon la Banque mondiale

La croissance mondiale devrait ralentir à 2,5% cette année, au plus bas depuis le Covid selon la Banque mondiale

Les effets du conflit au Moyen-Orient devraient entraîner un ralentissement significatif de la croissance économique mondiale, a averti la Banque mondiale dans un rapport publié jeudi. L’institution prévoit désormais une progression de la croissance mondiale de 2,5% pour 2026, un chiffre qui représente le niveau le plus bas depuis la pandémie de Covid-19.

La Banque mondiale a ajusté ses prévisions de croissance, les abaissant de 2,9% en 2025 à 2,5% en 2026, en raison des conséquences du conflit en cours. Elle a également signalé que la croissance pourrait chuter à 1,3% si les perturbations économiques s’aggravaient, entraînant des tensions sur les marchés financiers.

En 2025, la croissance mondiale avait atteint 2,9%, marquant une légère hausse de 0,2 point de pourcentage par rapport aux estimations précédentes de janvier. Cependant, les prévisions pour 2026 ont été révisées à la baisse de 0,1 point de pourcentage. Plus des deux-tiers des pays devraient connaître un ralentissement par rapport aux estimations antérieures, en grande partie à cause de l’augmentation des coûts des matières premières, notamment le pétrole et le gaz, exacerbée par le conflit.

Les États les plus affectés incluent les Émirats arabes unis, l’Irak et d’autres pays du Moyen-Orient, dont les exportations d’énergie ont été sérieusement impactées par le conflit qui se prolonge.

La Banque mondiale a également souligné le risque de détérioration supplémentaire. Ses prévisions initiales tablaient sur un prix moyen du pétrole brut Brent à 94 dollars pour l’année, une augmentation de 36% par rapport à 2025. Si les perturbations énergétiques persistent et que le prix du pétrole atteint 115 dollars le baril, la croissance pourrait encore ralentir à 2,1%, avec une inflation mondiale potentiellement portée à 4,4%.

Indermit Gill, économiste en chef de la Banque mondiale, a indiqué que l’économie mondiale est moins résiliente aujourd’hui qu’elle ne l’était en 2008 ou en 2018, et a prévu que les années à venir seraient marquées par une incertitude politique accrue, des pressions inflationnistes et des taux d’intérêt élevés.

Pour l’économie américaine, la Banque mondiale maintient une prévision de croissance de 2,2% en 2026, tandis que la zone euro devrait croître de 0,8% et le Japon de 0,7%. La Chine, quant à elle, devrait voir son PIB croître de 4,2% en 2026, après une révision à la baisse de 0,2 point de pourcentage.

(Source : Banque mondiale)

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