Une kinésithérapeute se transforme en restauratrice pour lutter contre l’isolement
Isabelle Tournier, ancienne kinésithérapeute de 46 ans, a récemment changé de vie en ouvrant Isaline, un café solidaire et santé à Martel, dans le Lot. Depuis le 8 mai, cet établissement propose des assiettes équilibrées tout en cherchant à rompre l’isolement social.
Pendant près de vingt ans, Isabelle a accueilli ses patients dans son cabinet situé avenue de Nassogne. Aujourd’hui, elle a réorienté son activité vers un concept de café où les gens peuvent se rencontrer, discuter, et participer à des activités telles que le pilates. Cette reconversion a été précipitée par des problèmes de santé qui l’ont contrainte à quitter son métier plus tôt que prévu.
L’idée de créer un café avait déjà germé dans son esprit. En observant ses patients interagir entre les séances, elle a réalisé l’importance de la convivialité. « J’avais envie de retrouver ce partage, de voir des gens venir se rencontrer, discuter, mais sans avoir forcément un problème physique, » explique-t-elle.
Contexte de la reconversion
Isabelle, originaire du Lot, a étudié la kinésithérapie en Belgique avant de travailler à Lyon. Elle a décidé de revenir dans sa région natale pour profiter d’un cadre de vie plus en accord avec ses aspirations. En transformant son ancien cabinet en café, elle continue de mettre l’accent sur la santé, mais sous un nouvel angle : l’alimentation.
Dans son café, elle propose des repas équilibrés, incluant des protéines, des céréales et une grande variété de légumes. Son menu présente des plats comme des pokés au poulet et des desserts à base de graines de chia, tout en restant accessible, avec un déjeuner coûtant maximum 15 euros.
Engagement solidaire
Le mot « solidaire » est au cœur du projet Isaline. Isabelle souhaite que son café soit un lieu où chacun, notamment les personnes isolées, puisse se sentir bienvenu. « J’aimerais que les personnes aient le courage de passer la porte, » dit-elle, soulignant l’importance des rencontres humaines. Des initiatives spécifiques pour les seniors sont également prévues, avec des repas adaptés et des activités pour les jeunes.
Conclusion
Trois mois après l’ouverture, Isabelle Tournier reconnaît que sa nouvelle vie est plus incertaine que celle de kinésithérapeute. Elle continue de s’adapter à ce nouveau rôle, cherchant à définir son identité professionnelle entre cuisinière, gérante de café et animatrice de lieu de vie. Le fil conducteur de son parcours demeure le soin des autres, mais cette fois, autour d’une table.
Source : La Dépêche du Midi



