Astuces d’orthographe pour éviter les fautes lors des examens
Un conseil crucial pour les élèves : commencer toujours par un brouillon. Karine Dijoud, professeure, souligne que de nombreux étudiants se lancent directement dans l’écriture, ce qui les empêche de prendre le temps de réfléchir à la construction de leurs phrases. Elle recommande de noter au brouillon les règles d’orthographe qui posent régulièrement problème.
Parmi ces difficultés, la distinction entre les terminaisons en « é » et « er » est fréquente. Par exemple, dans la phrase « J’ai oublié/oublier mes clés », il est essentiel d’utiliser le participe passé « pris » du verbe « prendre » pour éviter l’erreur.
Les homophones grammaticaux, tels que « a / à » ou « ou / où », représentent également un défi. Selon Dijoud, ces mots peuvent altérer le sens des phrases. Une méthode efficace consiste à remplacer le mot en question par un autre. Par exemple, dans « L’école où/ou je suis scolarisé », il est incorrect de dire « L’école ou bien je suis scolarisé », donc le pronom relatif « où » est le bon choix.
De même, pour « Il s’est/c’est trompé », il est possible de conjuguer le verbe à une autre personne pour clarifier : « Je me suis trompé » montre que le pronom personnel est « se » à la troisième personne.
Une autre astuce pour distinguer le futur « Je viendrai » du conditionnel « Je viendrais » est de changer de sujet : « Nous viendrons » pour le futur et « Nous viendrions » pour le conditionnel.
En cas de doute sur l’orthographe ou la conjugaison, il est conseillé d’utiliser un synonyme ou de modifier la tournure de la phrase. Muriel Gilbert, correctrice, mentionne qu’il est arrivé que des correcteurs ne parviennent pas à décider de l’orthographe d’un participe passé complexe, entraînant un changement de phrase.
Gilbert recommande également de privilégier des phrases courtes et des termes simples, évitant ainsi les mots sophistiqués mal maîtrisés. Dans le cadre d’une dissertation libre, il est suggéré d’écrire au présent de l’indicatif si l’on n’est pas à l’aise avec la concordance des temps.
Source : Karine Dijoud et Muriel Gilbert.