Ni jaune, ni orange : des scientifiques révèlent enfin la vraie couleur du Soleil vu de l’espace
Chaque enfant sur Terre dessine le Soleil en jaune, un choix largement influencé par les crayons de couleur et les émojis. Toutefois, les astronautes à bord de la Station spatiale internationale (ISS) rapportent une réalité différente : le Soleil, observé depuis l’espace, apparaît blanc et éclatant. Ce phénomène est le résultat de la physique plutôt que d’une simple question de perception.
L’atmosphère terrestre joue un rôle crucial dans cette illusion. Elle diffuse la lumière solaire, particulièrement les longueurs d’onde bleues, ce qui rend le ciel bleu et le Soleil jaune vu de la surface. Ce phénomène, connu sous le nom de diffusion de Rayleigh, a été expliqué par le physicien John William Strutt Rayleigh en 1871. En traversant l’atmosphère, la lumière perd ses composantes bleues, tandis que le jaune et le rouge deviennent plus prononcés, surtout au lever et au coucher du Soleil.
La température de surface du Soleil est estimée entre 5700 et 5900 K, ce qui signifie qu’il émet une lumière blanche, de spectre continu. Si l’on pouvait observer le Soleil directement depuis l’espace, il apparaîtrait d’une couleur blanche légèrement bleutée. Bien que le maximum d’intensité se situe dans les longueurs d’onde vertes, le cerveau humain perçoit une lumière blanche en raison de la combinaison de toutes les longueurs d’onde.
Des observations sur d’autres corps célestes, comme Mars et la Lune, renforcent cette conclusion. Sur Mars, où l’atmosphère est moins dense, le Soleil apparaît blanc à midi. De même, les astronautes des missions Apollo ont rapporté que le ciel lunaire était noir, le Soleil y étant vu comme une lumière blanche sans dispersion.
La perception humaine est donc façonnée par l’atmosphère, ce qui explique pourquoi le Soleil est souvent décrit de manière erronée. En haute altitude, comme au sommet du Mont-Blanc, l’absence d’une épaisse couche d’air permet de voir un Soleil plus blanc, illustrant ainsi l’impact de l’atmosphère sur notre vision.
Source : Science Post
