Il crachait de la poussière : un homme meurt après l’effondrement d’un immeuble à Marseille

Le 18 juin, une partie des parquets d’un immeuble de la place Halle-Delacroix à Marseille s’effondre, libérant un épais nuage de poussière qui envahit le quartier Noailles. Mohamed El Khalfioui, 77 ans, se trouvait en terrasse, profitant d’un café. Il décédera le 8 août, victime d’une pneumopathie, conséquence directe de cet incident.

À 21 heures ce jour-là, l’effondrement a été soudain et dévastateur. Le quartier, encore marqué par les tragiques effondrements de rue d’Aubagne en 2018, où huit personnes avaient perdu la vie, est de nouveau sous le choc. La fille de Mohamed, Nadia El Khalfioui, exprime son désir de comprendre les circonstances de la mort de son père.

« Les marins-pompiers ont transporté huit personnes à l’hôpital de la Timone, dont mon père », explique-t-elle. Ce dernier, encore sous le choc, répétait avoir entendu une explosion. « Ça a fait un gros boum ! », disait-il.

Mohamed, bien que sans antécédents médicaux, a été hospitalisé à plusieurs reprises après l’incident. Sa famille témoigne qu’il était « recouvert de poussière blanche » et fatigué. Après plusieurs jours de soins, il est décédé, laissant sa fille en quête de réponses.

Nadia s’est tournée vers la mairie de Marseille pour obtenir des explications, mais sans succès. « J’ai interpellé Sophie Camard, la maire des 1er et 7e arrondissements, sans réponse », déclare-t-elle. Elle critique également le maire Benoît Payan, qui a minimisé la situation en affirmant que « les victimes ont juste été incommodées par la fumée ».

Nadia considère que des mes de sécurité auraient pu éviter ce drame : « On aurait pu fermer le périmètre. Il y a eu des manquements sur la sécurité. » Elle milite avec le collectif 5 novembre pour obtenir justice.

Audrey Gatian, adjointe au maire en charge de l’urbanisme, a précisé que la recherche d’amiante dans la poussière a révélé son absence. Selon elle, l’immeuble était vide et en chantier, et sa fragilité était extrême. « Nous ne connaissons pas encore le mécanisme de l’effondrement », a-t-elle ajouté.

Pour les associations telles que le Collectif du 5 novembre et Noailles Debout, la mort de Mohamed El Khalfioui illustre un nouveau drame du mal-logement à Marseille. Elles soulignent que des quartiers populaires comme Noailles sont régulièrement confrontés à ces tragédies, souvent minimisées.

Source : France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur.

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