Le programme

Le programme « Été classique » d’Adèle Molle : du « Chant du cygne » aux « Poissons d’or »

Pour ce dernier « Été classique » de la semaine, la programmation s’ouvre sur le « Chant du cygne noir » d’Heitor Villa Lobos, intitulé O canto do cisne negro, suivi de quelques vers de Philippe Jaccottet extraits de son recueil Airs, paru chez Gallimard en 1967.

Le concert se poursuit avec le Concerto pour clarinette d’Aaron Copland, composé entre 1947 et 1948, période durant laquelle le compositeur a reçu le prix Pulitzer de la musique. Ensuite, la soirée met en avant Caroline Shaw, également lauréate du Pulitzer, avec sa composition And the Swallow, inspirée d’un psaume et écrite pour chœur a cappella.

La transition vers le jazz est marquée par Florian Noack, qui revisite Fats Waller, tandis que le violoncelle de Sonia Wieder-Atherton interprète I Wish I Knew How It Would Feel to Be Free, un hymne emblématique de Nina Simone lié aux droits civiques. Cette interprétation évoque les Inventions de Bach, adaptées pour violon et alto par Janine Jansen et Maxim Rysanov.

Le programme nous emmène ensuite à Naples avec la chanson populaire T’aggio voluto bene de Gaetano Latilla, interprétée par Marco Beasley et l’Ensemble Accordone. L’Italie baroque est également représentée avec le Concerto pour deux violons de Giuseppe Torelli.

Un détour par le Festival de Sablé nous permet de mentionner Christian-Pierre La Marca, qui se produira en concert le vendredi 22 août 2026 à 18h. Le concert intègre également une œuvre de Stravinsky, avant de présenter le célèbre Quatuor L’Oiseau de Haydn, interprété par le Chiaroscuro Quartet.

La nature trouve sa place dans le programme, avec une référence à Mozart, qui avait un étourneau sansonnet comme animal de compagnie, et à la Symphonie des oiseaux, où les chants de la nature dialoguent avec les instruments, notamment les siffleurs Jean Boucault et Johnny Rasse.

Pour conclure ce voyage musical, le Scherzo du Trio d’Henriette Renié précède les Poissons d’or de Claude Debussy, célébré à travers les reflets lumineux de son œuvre par Korato Fukuma.

Source : France Musique

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