Une étape importante : L’Assurance Maladie modifie le statut du syndrome de fatigue chronique
Désormais, le syndrome de fatigue chronique, également connu sous le nom d’encéphalomyélite myalgique, n’est plus considéré comme un trouble psychiatrique ou psychologique sur le site Ameli de l’Assurance Maladie. Cette évolution marque un tournant significatif pour les patients, qui étaient jusqu’à présent souvent perçus comme souffrant de symptômes « dans la tête ». Selon les autorités françaises, au moins 200 000 adultes étaient recensés avec cette pathologie avant la pandémie.
Depuis le 6 août, la fiche Ameli a été mise à jour pour inclure des informations sur les causes de la maladie. Il est désormais précisé que « sa cause exacte reste inconnue », mais que la maladie débute fréquemment après une infection virale. Des infections par le virus d’Epstein-Barr, d’autres herpèsvirus, ainsi que des coronavirus, ont été identifiées comme déclencheurs potentiels. D’autres événements, tels que des opérations chirurgicales ou des expositions à des toxiques, peuvent également jouer un rôle.
Les chiffres concernant les adultes touchés par le syndrome de fatigue chronique ont été mis à jour, indiquant que le nombre de cas a probablement augmenté depuis le début de la pandémie, bien qu’il n’existe pas encore d’étude épidémiologique nationale pour confirmer cette tendance. La fiche mentionne également que les femmes sont principalement concernées, mais que la maladie peut toucher des personnes de tous âges et de tous milieux sociaux, y compris des enfants et des adolescents.
Tous les symptômes mis à jour sur le site Ameli
Les symptômes du syndrome sont variés, rendant le diagnostic difficile. Le principal symptôme est une « fatigue profonde et invalidante, chronique depuis plusieurs mois, non expliquée et qui n’est pas soulagée par le repos et le sommeil ». Cette fatigue entraîne une réduction significative des activités de loisirs, professionnelles et cognitives. D’autres symptômes incluent des troubles cognitifs, des palpitations cardiaques, des douleurs musculaires et articulaires, ainsi que des troubles digestifs.
Fini le « faites du sport pour que ça aille beaucoup mieux »
Cette reconnaissance institutionnelle a été saluée par des associations comme l’Afemise, qui souligne que l’Assurance Maladie reconnaît désormais le malaise post-effort comme un symptôme central. Auparavant, les patients étaient souvent conseillés de « faire un peu de sport » pour améliorer leur condition, une approche qui est maintenant remise en question.
La gestion de cette maladie au travail reste un sujet d’inquiétude. Les patients, souvent contraints à des arrêts maladie, doivent maintenant envisager un « rythme d’activité adapté », comme le souligne le site Ameli, en l’absence de traitements curatifs.
Source : France Inter, Ameli.



