La grande distribution à la rescousse des agriculteurs éprouvés par la sécheresse
L’été a été compliqué, en particulier pour les récoltes. Alors les patrons de la grande distribution promettent de donner la priorité à l’origine France et d’accepter des fruits et des légumes dits moches, tordus ou imparfaits.
La Fédération du commerce et de la distribution, qui regroupe des enseignes comme Leclerc, Auchan, Intermarché, et Carrefour, a annoncé le 18 août des mes pour soutenir les agriculteurs en difficulté. Ces initiatives incluent l’accélération des paiements, l’augmentation des prix d’achat de leur production, et la priorité donnée à l’origine française. Les distributeurs craignent en effet une pénurie de marchandises et s’engagent à mettre en rayon des produits moins esthétiques.
Les coûts de production des agriculteurs ont explosé cette année, en raison de crises successives et de la sécheresse, qui a considérablement réduit leur rendement. Philippe Goetzmann, spécialiste de la consommation, souligne que les distributeurs ont besoin de producteurs locaux pour maintenir leur offre.
Cependant, la France importe déjà environ 50 % de ses légumes et une proportion encore plus élevée pour les fruits. La production française ne suffisant pas, la nécessité d’importer va encore croître en raison des conditions climatiques défavorables. Cela pose la question de l’équilibre entre prix et qualité en magasin, car de nombreux consommateurs ne peuvent pas se permettre de payer des tarifs plus élevés.
Les distributeurs appellent également les consommateurs à s’habituer à des fruits et légumes moins parfaits. Certains clients, en raison de contraintes budgétaires, optent pour les options les moins chères, tandis que d’autres sont prêts à payer un peu plus pour soutenir l’agriculture locale.
Ces mes, bien qu’importantes, ne suffisent pas à elles seules. Selon des experts, une intervention des pouvoirs publics est nécessaire pour pérenniser le soutien à la filière agricole. Si les produits français deviennent trop chers, cela pourrait nuire à leur compétitivité sur le marché.
Source : Franceinfo.



