Centrafrique : Les travailleurs humanitaires exposés à de nombreux incidents
En Centrafrique, la crise humanitaire demeure alarmante, malgré quelques améliorations observées dans certaines préfectures. À l’occasion de la Journée mondiale de l’aide humanitaire, célébrée le 19 août, l’Ocha (Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires) tire la sonnette d’alarme concernant la situation de milliers de personnes vulnérables. Sur le terrain, les travailleurs humanitaires sont également confrontés à des incidents, tandis que le manque de financement limite les ressources disponibles pour aider les populations.
Depuis janvier 2026, plusieurs dizaines d’incidents ont affecté des travailleurs humanitaires, selon l’Ocha. Les zones les plus touchées incluent Zémio, dans le Haut-Mbomou, Birao, dans la Vakaga, ainsi que Nana-Bakassa et Ouadda. Ces incidents sont principalement dus à l’insécurité : vols à main armée, agressions, enlèvements, tentatives d’intrusion, ainsi que restrictions de mouvements et arrestations.
La situation humanitaire continue de se détériorer à Gbazara, dans l’Ouham-Fafa, au nord-ouest du pays. Plus de 4 450 personnes, ayant fui les attaques armées à Béhilié en avril dernier, vivent dans des conditions précaires, manquant d’eau potable, de nourriture, de médicaments et de services de base.
Selon l’Ocha, plus d’1,3 million de personnes nécessitent une aide humanitaire cette année, mais seulement 24 % d’entre elles ont reçu une assistance. Le manque de financement complique davantage la réponse humanitaire. Sur les 264 millions de dollars nécessaires, seuls 59 millions ont été mobilisés.
Entre insécurité, crises au Soudan et au Tchad voisin, catastrophes naturelles et déplacements de population, les besoins restent donc pressants en République centrafricaine.
Source : Ocha



