Procès de Meta : des parents endeuillés estiment que les réseaux sociaux ont poussé leurs enfants au suicide
Mise en cause par de nombreux États américains, l’entreprise Meta est au cœur d’un procès qui s’ouvre en Californie. Les plaignants accusent le groupe de Mark Zuckerberg d’avoir conçu Facebook et Instagram pour rendre les adolescents dépendants.
Le 18 juin, au tribunal fédéral d’Oakland, les parents de jeunes décédés en raison des réseaux sociaux témoignent de leur douleur. Mary Rodee, mère d’un adolescent de presque 16 ans qui s’est suicidé après avoir interagi en ligne avec un adulte se faisant passer pour une jeune femme, déclare : « On parle de suicide spontané. Moi, j’appelle ça par son nom : la conséquence prévisible d’un système qui protège les entreprises plutôt que les enfants. »
Une trentaine d’États américains soutiennent cette action en justice. Megan O’Neill, procureure générale adjointe de Californie, affirme : « Nous allons vous exposer l’affaire par des documents et des témoins, en vous montrant comment Meta a appâté les adolescents, les a retenus, récolté leurs données et caché la vérité. »
Les plaignants réclament 200 milliards de dollars de pénalités à Meta, ainsi qu’une refonte totale de ses applications. Lennon Torres, membre de l’association HEAT Initiative, critique : « Ces plateformes n’ont rien de social en soi. Instagram n’est pas un réseau social. C’est une usine à engagement qui favorise les prédateurs. » Meta, de son côté, nie la plupart des accusations, tout en reconnaissant avoir ignoré le consentement parental. Le groupe souligne que l’inscription est interdite aux moins de 13 ans. Le verdict est attendu en octobre prochain.
(Source : Franceinfo)


