L’action du champion chinois de la robotique, Unitree, a connu une flambée de près de 500 % lors de son introduction à la Bourse de Shanghai, devenant ainsi la première société de fabrication de robots humanoïdes cotée sur le marché chinois continental. À la pause des opérations, le titre de la société, basée à Hangzhou, s’échangeait à 883,87 yuans (106,27 francs suisses), marquant une hausse de 486 % par rapport à sa valeur d’introduction de 150,8 yuans (18,14 francs suisses). Après une ouverture à +629 %, le titre a tempéré ses gains autour de 500 % tout au long de la matinée. Dans un secteur global en pleine expansion, les entreprises de robotique chinoises, telles qu’Unitree, se positionnent en leaders, soutenues par des politiques gouvernementales favorables et des chaînes d’approvisionnement robustes. Le gouvernement chinois a désigné la robotique comme un secteur stratégique, affirmant que plus de 140 entreprises locales avaient introduit l’année dernière plus de 330 modèles de robots humanoïdes. Unitree a récemment attiré l’attention avec des performances spectaculaires, notamment lors d’un gala télévisé du Nouvel An chinois, où des humanoïdes en tenues traditionnelles exécutaient des démonstrations de kung-fu. L’entreprise a également dévoilé un nouveau modèle, le robot humanoïde « Superman », capable de sauter jusqu’à deux mètres et de courir à une vitesse de 12,66 mètres par seconde. Les produits d’Unitree sont utilisés par divers acteurs de la technologie, y compris des géants américains tels que Nvidia, Google et Amazon, selon Renjie Guo, PDG de la société d’ingénierie robotique Zeroth. L’introduction en Bourse de Unitree coïncide avec l’ouverture d’une conférence internationale sur la robotique à Pékin, où d’autres entreprises comme UBTech, cotée à Hong Kong, continuent de développer des robots humanoïdes avancés. Cependant, les avancées chinoises dans le domaine soulèvent des inquiétudes, notamment aux États-Unis. Le Pentagone a récemment ajouté Unitree à une liste d’entités jugées comme des « compagnies militaires chinoises ». En juillet, les États-Unis ont interdit les importations de robots humanoïdes fabriqués à l’étranger, une me qui impacte principalement les entreprises chinoises. Tianyu Zang, associé d’un fonds de capital-risque pékinois, considère cette introduction en Bourse comme le début d’une nouvelle phase pour le secteur, qui doit désormais prouver sa capacité à opérer dans des situations réelles. Source : AFP.



