Donald Trump recule face aux critiques et lâche son protégé
C’est une nomination qui en chasse une autre. Après la désignation controversée de Bill Pulte à la tête du renseignement américain, Donald Trump a finalement cédé aux pressions pour revenir sur sa décision. Les critiques ont fusé, notamment de l’opposition démocrate, dénonçant du copinage, mais aussi de son propre camp, qui a remis en question l’expérience de Pulte, expert en financement du logement, en matière de sécurité.
Finalement, Jay Clayton a été nommé pour succéder à Tulsi Gabbard, qui quittera son poste le 30 juin. Clayton a passé les 14 derniers mois en tant que procureur fédéral à Manhattan, où il a été le principal responsable de la répression des fraudes à Wall Street durant le premier mandat de Trump. Il a approuvé l’acte d’accusation contre le président vénézuélien Nicolas Maduro et a suivi de près les affaires liées à Jeffrey Epstein.
Peu d’expertise en matière de sécurité nationale
Jay Clayton restera procureur fédéral du district sud jusqu’à sa confirmation au poste de directeur du renseignement national, qui doit passer devant le Sénat. Son choix a été salué par les deux partis au Congrès, bien que son parcours soulève des questions sur son expertise en matière de sécurité nationale, comme l’indique le Washington Post.
Les critiques à son encontre incluent un manque d’opposition à certaines décisions politiques de Trump. Mimi Rocah, ancienne procureure du district sud de New York, lui a reproché de ne pas avoir protesté contre le limogeage de Maurene Comey, une décision jugée motivée par des raisons politiques.
Candidature plus consensuelle auprès du Sénat américain
Malgré ces critiques, Clayton bénéficie de soutiens notables, comme Steven R. Peikin, ancien procureur du district sud, qui a défendu son mandat solide. John Ratcliffe, actuel directeur de la CIA, a également plaidé pour sa nomination. Trump a exprimé sur Truth Social son soutien à Clayton, encourageant le Sénat à confirmer sa nomination rapidement.
Le sénateur Mark R. Warner et le représentant Jim Himes, des démocrates influents au sein des commissions du renseignement, ont exprimé leur soutien à Clayton, tout en s’interrogeant sur le timing de l’annonce, survenant après le rejet par la Chambre d’une loi sur la surveillance du renseignement étranger.
Source : L’Express