Mes journées dépassent facilement les 10 heures : le quotidien de Samuel, directeur de club enfants

Samuel, 35 ans, est directeur d’un club pour enfants au sein d’un grand groupe d’hôtellerie, connu pour ses villages vacances. Son rôle principal est d’asr que les enfants passent de bonnes vacances. Bien que beaucoup pensent qu’il passe ses journées à jouer, Samuel précise : « En réalité, c’est plutôt rare : mon rôle est avant tout de coordonner l’équipe d’animateurs. »

Titulaire d’un brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur (BAFA) et d’un brevet d’aptitude aux fonctions de directeur (BAFD), Samuel a débuté sa carrière dans des colonies de vacances. En 2014, il a pris la direction d’une colonie gérée par une commune du Val-de-Marne, où il a rapidement constaté le niveau de responsabilités qui lui était confié.

Samuel travaille de manière saisonnière, d’avril à octobre. Pendant la haute saison, ses journées commencent bien avant l’arrivée des enfants, prévue à 10h. « Je commence par faire un point avec les équipes d’animateurs, je vérifie les plannings, les effectifs, les activités prévues et les besoins en matériel. Chaque atelier doit respecter des protocoles précis », explique-t-il. Tout au long de la journée, il jongle entre différents rôles : il accompagne les équipes sur le terrain, gère les imprévus, échange avec les familles et coordonne les services du village.

Au sein du club enfants, Samuel supervise une dizaine d’animateurs, répartis selon les tranches d’âge des enfants. En pleine saison, ses journées dépassent facilement les dix heures, avec des spectacles et des animations du soir. « Je travaille quand les autres se reposent », souligne-t-il. Hors saison, de octobre à mars, il travaille dans la restauration à Bordeaux.

Le salaire de Samuel s’élève à 1 900 euros bruts par mois, soit environ 1 500 euros nets. Il bénéficie également d’avantages en nature, tels que le logement gratuit dans le club et l’accès au restaurant de l’hôtel, ce qui lui permet de ne presque rien dépenser durant la saison.

Cependant, Samuel doit faire face à des défis, notamment la gestion de certains parents aux attentes élevées. Il se souvient de situations où des parents ont oublié leurs enfants ou ont exprimé des exigences démesurées concernant les activités. « Certains parents ont des exigences fortes tandis que d’autres veulent simplement que leurs enfants passent un bon moment », constate-t-il.

Malgré les difficultés, Samuel ne changerait de métier pour rien au monde. Pour lui, la satisfaction de voir un enfant timide repartir avec des souvenirs et de la confiance en soi est inestimable.

Source : Le Figaro

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